Tous les matins du monde

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  • Publié le : 19 avril 2011
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Madeleine , un personnage qui se sacrifie et qui est sacrifié –

Introduction : Dans ce roman écrit par Pascal Quignard en vue d’une adaptation cinématographique de Cornaud qui voulait faire un film se présentant sous le règne de Louis XIV. La relation entre Sainte Colombe et Marin Marais se solde par un échec, mais Madeleine sert de médiatrice dans cette relation maître/élève à moitiéconsumée. Nous découvrons un personnage énigmatique, extrêmement fragile, dont la vie est un sacrifice.
I. Deux natures différentes.
1. Dans le roman.
Madeleine est particulièrement sensuelle, les premières marques d’érotisme sont évoquées par Sainte Colombe (Chap 7). Cette énergie érotique que le père dissimule se communique rapidement à Madeleine : physiquement elle ressemble à sa mère, maismoralement et psychologiquement elle ressemble à son père, c’est la raison pour laquelle elle reproduit ses réactions érotiques, comme si elle servait de relais, de médiatrice (n’apparait pas dans le film). Elle est détentrice de l’érotisme, car à chaque fois qu’elle voit Marin Marais elle dégrafe son décolté, mais on ne peut pas dire qu’elle soit réellement attachée à lui (personnage tragique, marquée dusceau de la soumission, elle s’incline devant son dessein : morale Janséniste). Son comportement érotique apparaît régulièrement et sera relayé par Sainte Colombe (apparition de sa femme), et l’explosion a lieue avec Toinette qui imite sa soeur → Madeleine détient l’érotisme. La scène d’érotisme entre Toinette et Marin Marais est remplacée dans le film par la scène du poisson. Il y a une attitudeérotique dans le roman qui n’apparait pas dans le film ; cet érotisme de Madeleine semble partagé par Toinette qui n’éprouve aucun regret # film qui va générer une adversité entre les soeurs. L’intimité que recherche Madeleine n’est pas exclusive, c’est une femme de partage à travers la manifestation de son érotisme, Toinette en est exclue.
Madeleine est d’une nature assez effacée bien que trèsproche avec son père (lorsqu’il joue de la musique), plus qu’avec Toinette. Il n’est pas dit dans le roman qu’elle fait toutes les tâches domestiques, Toinette travaille. Dans la vie du père, elle est autant effacée que Toinette (# film). Dans le roman, Madeleine se déplace, elle a accès aux mondanités (Versailles, # film).
2. Dans le film.
L’austérité de Madeleine est vivement marquée : sonvêtement souligne sa maigreur, son caractère de personne sèche qui n’avait rien à voir avec les critères de beauté de l’époque. Cette austérité s’accompagne d’un air malade (p. 18-19) : toilette toujours grise (Jansénisme). Elle incarne dans le film d’avantage la figure de l’échec. Scène de fracassement de la viole et dispute Marais/Sainte Colombe différente du film : Madeleine est soumise dans le filmpendant que Marin Marais reste noble (# livre). Une adversité va se créer entre les deux soeurs, elle se remarque particulièrement lorsque Toinette va chercher Marin Marais à Versailles et l’amène dans la chambre. On peut également dire que Toinette sauve les chaussures qui vont tuer Madeleine. Dans le roman, les soeurs semblent se soutenir. Madeleine est ici plus pathétique et plus tragique quedans le roman. Opposition à la fin, pour savoir où est la viole.
Bilan  : La Madeleine du film est beaucoup plus pathétique et tragique que dans le roman. Cela nous amène à voir que malgré ces différences, le personne est éminemment tragique, perdu pour la cause musicale. Madeleine est une ombre.
 II. Une même fonction, une même fin.
 1. La victime sacrificielle, expiatoire.
 Dès le chapitre 2,Madeleine est passive, elle est oubliée dans la cave elle « ne se plaignait jamais », contrairement à Toinette qui se rebellait. Elle était « comme un vaisseau qui chavire et qui coule », cela traduit sa raideur et sa fragilité. Le signe de l’autodestruction « elle ne mangeait plus ». Madeleine est sacrifiée de façon majeure par Marin Marais, mais également par son père qui n’est pas...
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