Toxoplasmose et vih

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TOXOPLASMOSE ET VIH

CLEMENTE BARTOLI Aurélie 10/06/2010 Service de dermatologie-maladie infectieuse-medecine interne du Pr BEAUCAIRE, CHU de Pointe à Pitre.

Epidémiologie



12% des nouveaux diagnostics de SIDA en 2008 soit environ 100 patients
Après pneumocystose, tuberculose et candidose oesophagienne Stabilité dans le temps depuis 2000



• •

Dans au moins 95% des caschez des patients avec sérologie positive ancienne. Moins de 5% sérologie négative.

BEH n°2 27/11/2009

Epidémiologie
• Etude des causes de mortalité dans la période avec HAART en France :

924 décès 262 (27%) liés à inf opportuniste 48 (5,2%) liés à toxoplasmose cérébrale

Bonnet. Scand Infect Dis 2005; 37 : 482-7

Parasitologie
• Toxoplasma gondii : protozoaire intracellulaireobligatoire • Cycle évolutif : 3 stades infectieux :
– Oocyste et sporozoïte : produit de la fécondation des gamétocytes mâles et femelles (félidés) – Tachyzoïtes : forme proliférative qui se développe rapidement (cellules du système réticulohistiocytaire) – Kyste et bradyzoïte : forme de latence dans l'organisme durant toute la vie de l'hôte

Cycle

Mode de contamination
• Infestationorodigestive
– Ingestion de viandes parasitées, consommées crues ou saignantes, non conservées par la congélation. – Ingestion de fruits ou de légumes contaminés – Liquide souillé d’oocyste, lait frais (?)

• • •

Contamination foetale :

Secondaire à une parasitémie, le plus souvent concomitante d'une primo-infection toxoplasmique

Réinfestations endogènes : Chez l’immunodéprimé Contaminationaccidentelle
: Greffe de moelle, transfusion de leucocytes, transplantation d'organes, professionnelle (personnel de laboratoire : risque d'inoculation cutanéomuqueuse_parasitémies symptomatiques, malgré une immunité antérieure)

Physiopathologie
Chez le patient VIH, souvent réactivation de kystes restés à l’état latent – Rarement primo-infection – CD4 < 200/mm3 (en moyenne à 50) – De plus enplus rare depuis la trithérapie ARV – Si ARV et CD4 > 200/mm3 : 0,1 cas/100 Personnes-années
Abgrall et al CID 2001

Clinique
• Localisation cérébrale : 1ère localisation
– Encéphalite diffuse en cas de primoinfection : moins de 10%, Sd confusionnel, Troubles de conscienc – Abcès cérébral ++ : céphalées, convulsions, déficit moteur, HTIC...

• Choriorétinites : 2ème localisation • Plus rare:
– Pneumopathie interstitielle, – Toxoplasmose disséminée : choc septique

Exemples : cas du service
• Mme V 65 ans, présentée initialement un tableau de confusion avec désorientation spatiale et ralentissement psycho-moteur et une hémiparésie droite. Contexte de cachéxie. Associé à une toux et une candidose oropharyngée. Mme B 37 ans, tableau d'aphasie et une hémiplégie gauche sansparalysie faciale. Associé à une cahexie, ADP, herpes génital et une candidose vulvaire.



Imagerie
Scanner cérébral
• • • • • • Examen de première intention Abcès en cocarde Prenant le contraste en périphérie Juxta-cortical ou noyaux gris centraux Effet de masse important Souvent multiple • • •

IRM
Plus précis Peu permettre de voir d’autres lésions Abcès avec réhaussement en T2 Bibliographie récente
CAS CLINIQUE

Apport de l’IRM de perfusion et de la spectroscopie dans le diagnostic de toxoplasmose cérébrale atypique
C. Barcelo∗, I. Catalaa, F. Loubes-Lacroix, C. Cognard, F. Bonneville Service de neuroradiologie, hôpital Rangueil, CHU de Toulouse, 1, avenue Jean-Poulhes, TSA 50032, 31059 Toulouse cedex 9, France
Disponible sur Internet le 8 août 2009

Cas clinique
Unefemme de 70 ans présentant depuis 15 jours des troubles visuels et de l’équilibre associés à une dysarthrie, une hémiparésie droite proportionnelle et une paralysie faciale périphérique droite. ATCD : tuberculose à l’âge de 15 ans, un cancer du sein en 1990 traité par chirurgie avec un contrôle mammographique satisfaisant en 2007.

IRM cérébrale antérieure silhouettée responsable

initiale....
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