Tpe grands magasins

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1524 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 5 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
II) La création des grands magasins

C’est sous le second empire que les grands magasins voient le jour. Cependant, il faut savoir que dès le XVIIIe siècle, le duc d’Orléans avait anticipé cette nouveauté, car il fit aménager les galeries du Palais Royal en centre commercial. Cette réalisation remporta un grand succès auprès d’une clientèle de haut rang. Toutefois,cette innovation fut stoppée par la révolution française.
Sous la restauration (1814-1830) un renouveau commercial apparait, l’ancêtre du grand magasin : le magasin de nouveautés. Ces enseignes commencèrent à vendre leurs produits (surtout des tissus) à prix fixes au fil des saisons et de la mode.
Les travaux d’Haussmann (milieu XIXe) réorganisèrent Paris, ce quiengendra la création des grands magasins. Cette appellation est issue des « Grands magasins du Louvre ».

1) Présentation de grands magasins

Le Bon Marché

Les grands magasins parisiens, tous sans exception ont été crées sur un même modèle : Le Bon Marché.

C’est en 1852, année de sa fondation que le Bon marché marque le début d’une révolution commerciale. Sonfondateur, Aristide Boucicaut n’était qu’un simple vendeur de casquette du Perche. Il décida de tenter sa chance à Paris en 1852et devint propriétaire d’un magasin de nouveautés du 7e arrondissement : Le Bon Marché.

Ce pionnier du commerce attirait et étonnait les foules par le fonctionnement de son enseigne, totalement différent des autres magasins de l’époque.
Le motd’ordre était « le client est roi ». En effet, le client était libre d’entrer et de sortir sans rien acheter ; les prix affichés marquèrent la fin du marchandage ; les produits qui ne convenaient pas pouvaient être échangés. Boucicaut créa aussi la livraison à domicile. Nous devons également ajouter que pour la première fois, tout le nécessaire à la toilette féminine(Draperie, soierie, mercerie, bonneterie…) était rassemblé sous la même enseigne. En un mot, Aristide a bouleversé les mœurs commerciales du XIXe.

A. Boucicaut

Ouverture du bon marché
(bnf.fr)

En 1869, A. Boucicaut entreprit destravaux d’agrandissement. Architectes et ingénieurs (dont Gustave Eiffel) utilisèrent le verre et le fer, qui furent très employés suite à la révolution industrielle. Dans ce temple de la mode, la foule était toujours plongée dans une ambiance festive et luxueuse, où la bourgeoisie se promenait et paradait. Elle pouvait assister à des concerts privés, il existait un coinsalon, une bibliothèque.
Tout était mis en œuvre pour que le client se sente pour que le client se sente le mieux possible, car s’il était heureux, il consommait sans compter.

Grâce à cette stratégie ingénieuse, le chiffre d’affaires de la famille Boucicaut est passé en seulement douze ans de 450 000 à 20 millions de francs.



LE PRINTEMPS

Le printemps, àété fondé en 1865, par Jules Jaluzot. Alors qu’il était âgé de 19 ans, ce jeune homme à refusé d’entrer à Saint- Cyr, car il préférait le métier de commerçant, à celui de militaire. En 1853, il devint calicot (c’est-à-dire commis) au Bon Marché. Grâce à son aptitude pour lesaffaires, il gravit les échelons de cette enseigne, et fut promut chef de rayon des soieries, l’un des secteurs du magasin le mieux rémunéré.
En épousant en 1864 Augustine Figeac (sociétaire de la comédie française), J. Jaluzot obtint une dot de 300000 francs or, et un nouveau réseau social : ministres, banquiers......
tracking img