Tpe liaisons dangereuses

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  • Publié le : 21 mars 2010
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Camille VENAYRE
Série L
Français/ Histoire
L’émancipation des femmes et la littérature.
*Le roman « Les liaisons dangereuses » de Laclos, est-il un reflet de la situation de la femme au 18ème siècle?
A) « Les liaisons dangereuses » et ses femmes.
Le roman « Les liaisons dangereuses » de Laclos, est souvent cité comme étant un roman féministe. Peut-on réellement parler d’uneœuvre féministe alors que le mot n’a été inventé qu’en 1837 par Fourrier?
Si cette œuvre à marqué les esprits, c’est parce que c’est l’une des premières à mettre tant en avant la femme, dans tous ses états.
En effet, nous avons dans ce livre une majorité de femmes, cinq femmes pour deux hommes, et venant toutes de classes sociales et générations différentes.
Cécile de Volanges représente lajeune fille émoulue du couvent, in tantinet naïve.
Madame de Volanges incarne la femme mariée et d’âge mûr.
Madame de Rosemonde, la femme âgée.
La marquise tient un rôle assez particulier à l’époque, celui de la libertine, n’ayant pas reçu d’éducation religieuse.
La présidente de Tourvel, la femme mariée, fidèle et ayant une grande morale chrétienne.
Laclos cherche à montrer que lafemme est opprimée par son éducation et la morale chrétienne. Il expose les différents états de la femme dans la société à l’époque : la fille à marier, l’épouse, la mère, la vieille tante à héritage, et la libertine.
Les Liaisons Dangereuses ont longtemps été condamnée à la censure, au motif qu’elles auraient provoqué la Révolution. Dans son œuvre, il y a un avertissement de l’éditeur,sûrement écrit par Laclos lui-même nous affirmant que les lettres ne peuvent être réelles parce qu’il estime invraisemblable que les mœurs décrites puissent se situer « dans ce siècle de philosophie, où les lumières, répandues de toutes part, ont rendu, comme chacun sait, tout les hommes si honnêtes et toutes les femmes si modeste et si réservées ».
L’auteur semble être un moraliste, toute lasympathise du lecteur aurait dû alors se diriger vers les victimes, il était risqué de donner la paroles aux « bourreau ». Or Valmont et Merteuil scandalisent et fascinent les lecteurs, se reconnaissant peut-être et retrouvant leurs propres fantasmes de séductions et de maîtrise.
B) La femme du XVIIIème siècle.
« En vérité, je suis bien ennuyée d’être une femme : Il me fallait une autre âme, ou unautre sexe, ou un autre siècle. Je devais naître femme spartiate ou romaine, ou du moins hommes français. Mon esprit et mon cœur trouvent de toute part les entraves de l’opinion, les fers des préjugés, et toute ma force s’épuise à secouer vainement mes chaînes. O liberté, idole des âmes fortes, aliments des vertus, tu n’es pour moi qu’un nom. »
Voilà des paroles fortes d’une femme de l’époque,extrait des mémoires de Madame Roland et prononcée par Manon Philippon.
Au 18ème siècle, la femme n’était pas considérée comme un vrai individu, passant du statut de fille sous l’autorité du père à celui de femme sous l’autorité du mari, elles devaient se contenter d’une activité domestique.
A la fin du siècle, la Révolution semble être un espoir pour les femmes, elles attendent beaucoup decet évènement et le manifestent par le biais de pétitions, de cahiers de doléances… Leurs revendications sont portées sur des problèmes auxquels elles sont confrontées fréquemment ! Absence d’instruction, mortalité en couches, droit d’exercer un métier…
En 1791, la Constitution fait un pas en avant en décrétant un suffrage universel… Ou plutôt semi-universel puisqu’une fois de plus, les femmessont laissées pour compte.
La triple exigence pour voter à l’époque sont :
L’indépendance intellectuelle (être un homme doué de raison)
L’indépendance sociologique (être un individu à part entière)
L’indépendance économique (gagner sa vie)
Sont donc exclues du suffrage les mineurs, les religieux cloitrés, les domestiques et les femmes.
Beaucoup de philosophe doutent de la...
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