Tpe sur l'histoire de l'epilepsie

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  • Publié le : 24 décembre 2009
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L’épilepsie est une maladie qui touche environ 0,7% de la population. Depuis le début de l’humanité, les Hommes n’ont cessé de réfléchir et de décrire cette maladie et ces symptômes. Analysons la conception de la maladie jusqu’aux années 1880.

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La plus lointaine recherche et description de ce qu’on appelle aujourd’hui l’épilepsie à été développés durant la périodevédique (4500 et 1500 avant JC) c'est-à-dire la période durant laquelle de nombreux textes indoues canoniques ont été écrits en sanscrit, langue sacrée de la littérature indienne ancienne.
On le trouve notamment dans le texte Charaka Samhita rédigé en 400 avant JC. L’épilepsie est appelé «apasmara » signifiant en sanscrit « perte de connaissance ». Ce traité médicale décrit avec précision lessymptômes lors d’une crise d’épilepsie tel que le tremblement, le roulement des yeux. Il décrit donc les premiers signes de ce que l’on appelle aujourd’hui la phase clonique qui dure entre 1 à 2 minutes et se caractérise par des convulsions violentes et rythmiques.
Toutefois ce texte se contente de décrire la crise qui sera appelé du « grand mal ». Celle-ci se produit en deux phases : la phasetonique décrite dans cet ouvrage et la phase clonique, non décrite, qui se caractérise par un raidissement de muscles ainsi qu’une chute et une perte de connaissance et qui à lieu entre avant et après la phase tonique.
Cette maladie est considérée comme une maladie dangereuse, chronique et difficile à traiter car elle serait dut à des perturbations psychologiques et auraient des originesdivines.

La médecine Babylonienne s’est elle aussi intéressée à la description de l’épilepsie et en particulier aux différents types de crises qu’elle explique par des aspects surnaturels tels que les maléfices des dieux. De la même façon les traitements décrits sont seulement d’ordre spirituel et ne reposent donc pas sur des connaissances médicales. En effet ces traitementssont en générales des formules magiques à prononcer lorsqu’une crise apparaît.

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L’épilepsie est source de peur et de possession et source d’inégalité sociale. En effet il est mentionné dans le code Hammurabi qu’il est autorisé de renvoyer un esclave si celui-ci est pris de convulsions dans le mois suivant sa date d’achat. Les épileptiques ne sont doncpas insérés dans la société.

Durant la Grèce antique, vers le Vème siècle avant JC, la médecine est de plus en plus dissociée de la magie et de la religion et devient donc plus rationnelle. L’épilepsie que l’on nommait « mal sacré » bénéficie de ce changement. L’épilepsie devient une maladie à part entière, elle est séparée de tous troubles psychologiques tels que la folie.

C’estainsi que dans l’école de médecine de Cos, en Grèce, Hippocrate (460-370 avant JC) surnommé le père de la médecine moderne dut à son gout pour l’observation et la pratique de l’expérience, s’intéressent de près à cette maladie. En effet, il consacre un traité important sur cette maladie dans le Corpus Hippocratum qui comprend 72 volumes.

Il est le premier à contredire le fait que cettemaladie soit divine. Selon lui, on lui attribut ce caractère par manque de connaissance. Il dénonce donc les personnes telles que les mages et les purificateurs qui établissent des traitements et des contraintes comme l’interdiction de manger des fruits de mers ou de s’habiller en noir. Il ne croyait pas «qu'un être humain puisse être envahi par un dieu » et efface donc l’idée que les épileptiquessoient la réincarnation du mal.

Il va au contraire essayer d’expliquer la raison de cette maladie. C’est la première fois qu’on ne se contente pas d’analyser la maladie. Comme toutes les maladies, il pense qu’elle est héréditaire bien que l’on sache maintenant que cette maladie se transmet héréditairement dans seulement 10% des cas. Il pensait de plus, que le cerveau était...
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