Transmission culturelle et alimentaire

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  • Publié le : 2 mai 2011
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LA TRANSMISSION CULINAIRE ET ALIMENTAIRE

TABLE DES MATIERES

I.. Les recherches scientifiques sur l’alimentation. 3
1. L’alimentation un phénomène complexe. 4
A. Un acte vital. 4
B. Un acte de désir. 5
C. Un acte social. 6
2. L’alimentation, sujet d’inquiétude et de conflit. 7
A. Représentation de l’alimentation des enfants et des adolescents. 7
B. Les interdits alimentaires. 7
C.Le paradoxe de l’abondance. 7
3. La transmission culinaire et alimentaire. 9
A. Apprentissage des conduites alimentaires. 9
B. Le rôle de l’environnement médiatique. 10
II. Partie méthodologique. 11
1. Hypothèse de travail. 11
2. Sujets interrogés. 12
3. L’entretien non directif. 12
4. Hypothèses opérationnelles. 13
III. Résultats et interprétation. 13
IV. Conclusion. 13
V.Bibliographie. 13

Manger est une pratique culturelle. Dans les pays développés, la quête de nourriture n'est plus un problème de tous les instants. La plupart d'entre nous savent qu'ils mangeront à leur faim. Mais sommes-nous pour autant plus sereins par rapport à notre alimentation ? L'un des paradoxes de notre prospérité économique, c'est de nous offrir une avalanche de produits qui nous plonge dansl'incertitude la plus totale : que choisir, qu'est-ce qui est bon pour notre santé, ne fait pas trop grossir, etc. ? Sans aller jusqu'à des comportements pathologiques, nous marions le plus souvent plaisir et stress dans notre alimentation, tandis que les interdits alimentaires d'origine culturelle, religieuse ou idéologique nous permettent de sélectionner notre nourriture. De plus, nos goûts évoluentavec le temps...

Ces comportements définissent un ensemble de pratiques alimentaires et il est intéressant de se demander comment elles se transmettent. Il apparaît que la famille est le lieu privilégié de l’apprentissage de ces pratiques pendant l’enfance. Dans nos souvenirs, la famille est en effet le principal lieu d’apprentissage culinaire et alimentaire dans l’enfance. La caractéristiquede cet apprentissage est qu’il est contextuel. L’enfant apprend en « baignant » dans la famille, il vit le quotidien et l’intègre comme étant la norme. Il apprend à la fois ce qu’on mange et ce qu’on ne mange pas dans sa famille, dans le pays ou dans la culture locale. Cette période est capitale pour la formation des goûts. L’enfant va prendre certaines habitudes, aimer certains produits. Parl’alimentation, il distingue aussi différents rythmes : le week-end et la semaine (les mères ont plus le temps de cuisiner le samedi ou le dimanche), les saisons, les vacances... Il va apprendre les manières de table, à rester droit, à tenir correctement ses couverts, à ne pas manger avec les doigts, assimilant les rôles, la place de chacun dans la famille.

L’alimentation, bien que phénomènecomplexe, est donc une source capitale de savoirs et de valeurs. Nous allons interroger l’éducation et les interdits alimentaires adoptées par les mères de famille afin de vérifier si il y a ou non une transmission culinaire et alimentaire. On cherche à savoir ce qu’une mère désire transmettre à ses enfants à travers les pratiques alimentaires qu’elle applique.

I.. Les recherches scientifiques surl’alimentation.

L'alimentation devient un champ de recherche avec Audrey Richards, étudiante de Bronislaw Malinowski, qui peut être considérée comme la pionnière de l'anthropologie alimentaire. Au début du XX ème siècle, elle prend pour terrain de recherche les Bembas de la Rhodésie et s'intéresse à leur mode de vie. Avant ses travaux sur le mariage, la parenté et les rituels d'initiation des jeunesfilles bembas, elle étudie chez cette tribu leur rapport à l'alimentation et à la nutrition. Du fruit de ses observations, elle publie un ouvrage ( Hunger and Work in a Savage Tribe , Routledge, 1932) et avance la thèse que la nutrition est un processus plus fondamental que la sexualité car, affirme-t-elle, c'est un besoin essentiel et même vital, ce que n'est pas la sexualité à l’exception...
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