Travail de recherche : gaz de schiste

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  • Publié le : 26 avril 2011
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1. Introduction générale

Depuis quelques années, la présence de gaz de schiste est connue au Québec. Tout d’abord vue comme une ressource salvatrice qui renflouerait les coffres de l’État, l’opinion publique a connu un revirement saisissant. Depuis quelques mois, des débats houleux entre les environnementalistes, soucieux de l’impact négatif que l’exploitation des gaz de schiste aurait sur lafaune et la flore québécoise, ainsi que sur la santé des Québécois vivant près des sites d’exploitation, et ceux prônant l’exploitation de cette nouvelle ressource ont occupé les médias et la classe politique. Cet enjeu politique, social et économique est aujourd’hui rencontré avec beaucoup d’émotions fortes. Le gouvernement s’est déjà positionné sur le sujet, rendant publique son approbation duprojet, tandis que deux des partis de l’opposition se sont quant à eux fait des critiques sévères des actions du gouvernement. Le projet, dénoncé par plus d’un groupe, est maintenant rencontré avec une désapprobation générale qui ne semble pas affecter les plans des compagnies énergétiques.

2. Éléments de la problématique

Lorsqu’il a été découvert que le Québec avait un énorme potentield’exploitation des gaz de schiste, plusieurs groupes se sont rapidement fait entendre. Le gaz de schiste, une ressource naturelle dite non conventionnelle, est un gaz produit et contenu dans le schiste qui requiert, pour être rentable, la fracturation des roches, ce qui augmente le flot de gaz relâché[1]. Les médias, depuis quelques mois, se sont penchés sur le dossier et ont exposé plusieurs aspects del’industrie des gaz de schiste qui embêtent la population québécoise. La couverture médiatique du sujet a révélé les dangers potentiels pour l’environnement qui sont synonymes de l’exploitation de cette ressource. De surcroit, certains ont ajouté que les gaz de schiste pouvaient être nocifs pour la santé des animaux et des humains. Les compagnies souhaitant exploiter les gaz, quant à elle,s’opposent à ces propos et dénigrent les inquiétudes des citoyens et des groupes environnementalistes s’étant mêlées au dossier. Rapidement, le gouvernement a fait savoir qui il favorisait dans ce débat et, en réponse, le Parti Québécois et le Québec Solidaire se sont manifestés.

L’AQPLA (Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique) est une organisation qui « s'est donnée pourmission de contribuer à la protection de l'air et de l'atmosphère, à la fois pour la santé des humains et des écosystèmes[2] ». Elle s’est déclarée inquiète des possibles impacts sur l’environnement et la santé des Québécois que le développement de l’industrie des gaz de schiste pourrait avoir dans le futur. Leurs arguments contre l’exploitation des gaz sont multiples. Ils pointent qu’exploiter lesgaz de schiste en reviennent à s’exposer à des risques d’émissions de méthane et à des fuites de sulfure d’hydrogène, un gaz à la fois toxique pour les humains et les animaux et explosif. Parce que, pour fractionner le schiste, des solvants chimiques doivent être injectés dans le sol, l’AQPLA craint que le sol et la nappe phréatique soient contaminés. L’usage de grandes quantités d’eau, disent-ils,en privera la population. Finalement, parce que plusieurs des puits servant à l’extraction des gaz seraient localisés près d’habitations humaines, ils disent que le bruit constant pourra se révéler un véritable désagrément pour les Québécois[3].

L’association pétrolière et gazière du Québec, abrégez sous le nom d’APGQ, réplique que développer cette industrie créerait des milliers d’emplois auQuébec et que les retombés économiques seraient considérables. La création d’autant d’emplois ne pourrait être que bénéfiques et ferait diminuer le taux de chômage, ajoutent-ils en réponse à leurs nombreux détracteurs. Ils ajoutent que les gaz de schiste permettraient aux Québécois de se libérer de leur dépendance énergétique au pétrole de l’Alberta. Cette indépendance énergétique serait...
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