Travail: perte de soi perte d emploi

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Danièle LINHART née le 18 juin 1947 à paris 19ème, elle est la directrice

de recherche au CNRS, elle dirige par ailleurs le laboratoire Travail et mobilité

de l’université paris 10 Nanterre où elle enseigne également, elle a une licence

de sociologie, maîtrise, doctorat et HDR(habilitation à diriger des recherches) en

sociologie.

Elle est l’auteur de nombreux ouvrage :



Letorticolis de l’autruche 1991.



La modernisation des entreprises, la découverte 1994.



Pourquoi travaillons-nous ? 2008, …

Pour cet ouvrage elle a travaillé en collaboration avec Barbara RIST : maître

de conférences à l’université de Reims et chercheur au laboratoire Griot du CNAM et

Estelle DURAND : doctorante à l’université Paris 10 Nanterre.

Le plan :

v Une vie detravailleur

v Une usine qui ferme

v Le mensonge

Conclure sans finir

Une vie de travailleur

C’est l’histoire d’une famille dont le père est la mère travaillaient à l’usine

CHAUSSAN spécialisée dans la construction automobile à Creil.

En 1992, il y a eu un licenciement de 1104 salarier, en réalité il s’agissait du

premier plan social de licenciement, cette terrible nouvelle quiau premier lieu a été

facile à accepter parce que les dirigeants de l’usine disaient>, et que la direction à choisi de se séparer des moins

bons.

Alors l’inimaginable est arrivé, un 2ème plan de licenciement 1994 (475

salarier). Pourquoi il a fallu un 2ème plan de licenciement alors que le premier était

pour redresser l’usine ? Est-ce-que les sacrifices de nos premiers salariésétaient

insuffisants ? Est-ce-que l’usine va fermer ? En réalité oui, la fermeture de l’usine

chansson est certaine, en 1996 l’usine ferme, et là, l’incompréhension, la trahison, le

mensonge, pour les ex-salarier de chansson.

Vies brisées, éclatées par la déchirure du travail, fin d’équilibre au sien d’une

usine, « Une fermeture ou des licenciements ne constituent pas seulement desfaits

quantitatif : nombre d’emplois perdus, nombre de personnes reclassées, mises en

préretraite, indemnités financières formations offertes, déménagements éventuels.ils

représentent autant d’épreuves, de ruptures, de traumatismes, de perte de repères,

d’identité qui s’effacent derrière les impératifs économiques, financières, les diktats

de la modernisation, les nouvelles règles dujeu de la mondialisation.

Une usine qui ferme

L’histoire de la fermeture des usines de constructions automobile à Creil,

c’est un peu l’histoire de l’échec industriel, est surtout une illustration des logiques

économiques, qui se sont déroulées il y a 20 ans un peut partout dans le monde et

qui a sacrifié la rentabilité des milliers de travailleurs.

C’est le jeu de nouvellealliance industrielle qui amène ainsi à fermer certains

site dans le but de réorganiser l’activité ailleurs dans des contextes qui apparaissent

plus favorables techniquement et financièrement, oui, mais on ne supprime pas 2500

emplois en 3 ans.

L’usine chausson était une bonne organisation, bien organisée, bien

ordonnée, bien dirigée, où chacun avait sa place, où chacun était utile. Lesateliers

étaient un lieu rassurant où s’est installait la certitude d’une vie sur le plans familiale

et professionnelle, certitude d’un avenir sur le quel on peut compter sans crainte.

Tout cela allait bien, jusqu'à l’annonce d’un terrible événement.

Trois plans de licenciements. On croit avoir une idée de cet événement « de

ce tremblement de terre » mais en réalité, cela n’est guèrepossible car le choc

provoqué n’est concevable que si on l’expérimente par soi-même.

Comme le souligne l’auteur « c’est tout un monde qui s’effondre avec ses

règles, ses habitudes, ses valeurs, sa force, ses réalisations, les souvenirs qui y

sont enfuis et touts les traces d’un passé commun qui fessait sens » et c’était ce que

l’auteur à essayer de démontrer à travers « le récit...
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