Trenet

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  • Publié le : 15 mai 2010
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CHARLES TRENET
Le fou chantant




Une enfance musicienne

Louis-Charles-Augustin-Claude Trenet naît le 18 mai 1913 à Narbonne. Son père, notaire et mélomane, est mobilisé en 1915 et ne reviendra que quatre an plus tard. Charles aura un frère aîné, Antoine.
Il a sept lorsque sa mère les quitte pour suivre un des amants de Marlene Dietrich, Benno Vigny, dandy. Les enfants partent àl’internat mais le cadet souffre d’une fièvre typhoïde qui l’oblige, pour quelques temps, à revenir à la maison. Là, il développe sa sensibilité artistique en faisant du modelage, de la peinture et de la musique.
En 1922, la famille quitte Narbonne pour Perpignan. Il redevient externe. Il n’est pas un bon élève et déteste les mathématiques. Il aime la poésie et découvre Cocteau, Max Jacob, GastonBonheur qui font son refuge.
A treize ans, il apparaît sur la scène du Nouveau Théâtre avec des grappes de raisin dans les cheveux et un slip léopard, bien loin du rêve paternel d’un fils notaire. Charles se lance dans la chanson…



L’adolescence

A quinze ans, il part à Berlin rejoindre sa mère et l’amant de celle-ci, scénariste et réalisateur de cinéma. Benno Vigny lui fait découvrirle Jazz et celui qui sera son idole : Gershwin. Il fréquente une école d’art, rencontre les célébrités du moment, de Fritz Lang à Kurt Weill, écoute Fats Waller.
En 1930, ayant promis à son père d’entrer à l’Ecole des Arts Décoratifs, il monte à Paris où il se fait engager comme assistant metteur en scène et pénètre dans un tourbillon culturel. Il rencontre Antonin Artaud, publie quelquespoèmes, essuie des refus pour deux romans, croise et recroise Max Jacob, Jean Cocteau, Léon-Paul Fargues. L’esprit poétique défie l’esprit de sérieux, l’esprit poétique (Maurice Chevalier, Mistinguett..) rencontre l’air du temps.
En 1932, Benno Vigny comme au jeune Trenet quatre chansons. Trenet se jette dans l’écriture et, à vingt ans, passe l’examen d’auteur à la Société des auteurs-compositeurséditeurs de musique, la SACEM.









Charles et Johny

En 1932, il fait la connaissance, dans un club de jazz, d’un jeune pianiste, Johny Hess. Le duo naît. Ils écrivent d’abord des messages publicitaires pour la radio, puis des chansons où ils allient chanson française et mélodie moderne : c’est la naissance du style « fleur bleue » caractéristique des années folles et qui estl’adaptation du style des comédies américaines.
Leurs débuts sur la scène du Palace sont calamiteux. Les spectateurs parlent haut, dînent, se lèvent. Trenet claque la porte. Ils persistent, ailleurs. Il y a quelque chose de pétillant, de drôle, d’énergique et de romantique dans ce duo qui s’appuie sur les chansons d’hier, réalistes et sentimentales, pour les transformer en vision du monde présent.Johny et Charles signent un contrat avec la firme Pathé et produisent seize titres. Jean Sablon, interprète vedette, reprend Vous qui passez sans me voir (début des romances nostalgiques à vocation universelle) et Rendez-vous sous la pluie. Ils sont lancés et les tournées s’enchaînent dans toute la France.
1936 met fin au duo pour raison de service militaire.



BouM !

Charles rejointla caserne d’Istres où il s’ennuie. Il écrit Y’a d’la joie, La route enchantée, Je chante, C’est la vie qui va.



Le 25 mars 1938, à 24 ans, il passe sur la scène de l’ABC. Il a droit à trois chansons. Il commence par Je chante. Ses mains, ses pieds, ses yeux qui partent dans tous les sens mettent les spectateurs en délire : c’est la modernité. Puis il chante Fleur bleue, Boum, La polkadu roi, Y’a d’la joie etc etc. Il a son chapeau rond rabattu en arrière, un œillet rouge à la boutonnière, un sourire éclatant : le personnage est né. Maurice Chevalier, qui l’avait traité, avec Johny, de fumiste, se tasse sur son siège. Il va falloir partager le succès avec un mélodiste génial, un objet chantant non identifié.



Douce France, la guerre

En juin 1940, il se fait...
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