Trop de gestion tue le social

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  • Publié le : 14 mai 2010
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Fabrice xxxxxx

M2 xxxxxxxx

Promotion xxxxxxxxx

SEPTEMBRE 2009

FICHE DE LECTURE

L’insécurité sociale de Robert CASTEL

Dans cet écrit, Robert Castel s’est tout d’abord attaché à définir ce qu’il entendait au travers de la notion de sécurité.

Il ressort deux champs essentiels que sont la sécurité civile et la sécurité sociale.

La sécurité civile est « assurée par un Etat dedroit qui garantit l’exercice des libertés fondamentales, rend la justice et veille au déroulement paisible de la vie sociale ».

Pourtant d’après HOBBES, qui est régulièrement cité dans cet ouvrage, un état démocratique ne peut être protecteur à tout prix, parce que ce prix serait celui qu’il reconnait comme l’absolutisme du pouvoir d’état.

Il ne serait donc inenvisageable d’assurerpleinement la sécurité des citoyens sans être confronté à une toute puissance institutionnelle, qui viendrait, non pas limiter les droits des personnes, mais plutôt les anéantir par substitution de directives incontournables qui ne laisseraient places à aucunes libertés individuelles.

C’est là tout le paradoxe de cette approche : par une volonté de mise en place d’une politique sécuritaire, confrontéeaux valeurs de la constitution et aux libertés fondamentales, se crée un renforcement de la notion d’insécurité.

De fait, l’actualité renforce cette logique au regard du « tout répressif » et de la « tolérance zéro ». Il est maintenant incontournable, dans le cadre de la communication, de pouvoir chiffrer l’action de l’état dans la politique qu’il mène et de mesurer l’écart entre les paroles,ou plutôt les promesses électorales et le résultat. Force est de constater, que non seulement l’impact n’est aucunement lisible, mais que les promesses, qui ont acté « le mal » au travers de sa représentation, viennent valider l’impuissance de l’état face à un « danger » qu’on ne peut nettoyer « d‘un coup de karcher  magique».

De plus, cette logique qui met le curseur des « prioritésgouvernementales » à son pic dans le domaine de la sécurité, donne là le levier identifiable pour, soit lutter contre le gouvernement, soit mettre à jour son impuissance, ou « lui faire payer » la stigmatisation d’une certaine catégorie de la population. Pour exemple, les dernières émeutes ont démontré que la force publique n’avait aucune latitude de décision concernant l’arrêt ou la continuité du climatd’insécurité qui régnait.

De fait, un Etat Démocratique ne peut s’appuyer exclusivement ou essentiellement sur la protection civile sous peine de basculer dans un état totalitaire, ou bien de constater une perte des « repères symboliques » qui fondent les droits et les devoirs des citoyens.

Il est donc incontournable de garder les valeurs qui font vivre les lois et non de s’orienter vers des loisqui ne sont pas en adéquation avec les valeurs constitutionnelles.

Pour représenter la notion d’insécurité, Robert CASTEL met en avant la corrélation qui existe entre la notion insécurité civile et celle de l’insécurité sociale. Il définit l’insécurité sociale par le sentiment d’incapacité à se mettre à l’abri « des péripéties qui risquent de dégrader le statut social de l’individu ».Pour reprendre l’approche historique des premières réponses importantes données à l’insécurité sociale, c’est à la sortie de la Révolution Française que l’accent fût mis sur la protection donnée à la propriété. Cette logique laissa bon nombre de personne dans l’insécurité sociale liée à leur impossibilité de devenir propriétaire.

C’est après la seconde guerre mondiale qu’un virage important fûtdonné à la protection sociale et une approche de réponse trouvée à cette problématique. En s’appuyant sur une « société salariale », un parallèle à la sécurité « des propriétés privées » s’est constitué au travers de la « propriété sociale ». Il était question de garantir les risques liés aux aléas de la vie et de s’attacher à trouver une autre réponse que celle de « vivre au jour le jour». Le...
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