Un sud ? des suds?

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  • Publié le : 1 mai 2010
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PREMIÈRE PARTIE

m 1. L’IDH, indice de développement humain, est l’un des outils choisis par l’ONU pour identifier le degré de développement des pays. Il a pour avantage de combiner trois types de critères : – économique : le PIB/hab. ; – culturel : le taux d’alphabétisation des adultes ; – démographique : l’espérance de vie, ce dernier critère informant aussi indirectement sur l’alimentationet le niveau de santé des populations. Sur la base de cet indice, le « Sud » se distinguerait du « Nord » par une moindre production de richesses, par une plus faible espérance de vie et par une diffusion plus limitée des savoirs et de la culture. Géographiquement, la carte montre que la presque-totalité des États africains et la plus grande partie des États asiatiques ont un IDH inférieur à lamoyenne mondiale. En Amérique latine et dans les anciennes Républiques soviétiques, l’IDH se situe autour de la moyenne mondiale. Le terme « Sud », médiatisé depuis un quart de siècle, s’est substitué à celui de « tiers-monde ». Il permet de distinguer, comme « en négatif », les pays de développement faible ou médiocre des pays les plus développés (globalement ceux de la Triade, les nouveaux paysindustriels [NPI], l’Australie). Avec de nécessaires nuances : on ne considérera pas que l’Argentine, malgré son rang dans le palmarès de l’IDH, réunit les critères, notamment sociaux, qui l’assimilent à un pays développé. Comme toute schématisation, le terme « Sud » est largement erroné. Il laisse supposer que c’est la
©HATIER

localisation géographique qui expliquerait les problèmes dedéveloppement. Il suffit de mentionner l’exemple australien pour prouver le contraire. m 2. Le cas africain est très révélateur des problèmes de développement. Il existe une forte corrélation entre les IDH les plus faibles (pays sahéliens, Afrique tropicale et équatoriale) et les zones de malnutrition, de pénuries alimentaires, voire de famine. On constate que le problème central de la nourriture estsouvent accentué par des conflits armés, lesquels entraînent d’importants déplacements de population en situation de détresse. Les problèmes liés au sous-développement sont aussi politiques, comme le montrent, par exemple, la situation dans la corne de l’Afrique (Éthiopie, Somalie, Soudan). En se référant à l’IDH, on constate que la situation est moins difficile en Afrique du Nord, du Maroc à l’Égypte,et dans la pointe sud de l’Afrique. Selon le document 3, ces régions ne connaissent pas de problèmes alimentaires particuliers et les conflits restent localisés. m 3. La carte du PIB/hab. des différentes régions chinoises permet de distinguer deux grands sous-ensembles : • Le littoral, où le PIB/hab. est le plus élevé, particulièrement les deux grandes métropoles Pékin et Shanghai. Ces régionssont les premières à bénéficier de la politique d’ouverture économique entamée au début des années 1980. Elles sont le moteur d’une croissance chinoise dont le taux annuel est de l’ordre de 10 %. • La Chine continentale où l’on peut observer que, plus on se déplace vers l’intérieur, plus le revenu individuel est faible. Le Tibet, par exemple, présente un PIB/hab. inférieur à 4 200 yuans alors qu’ilest supérieur à 14 001 à Pékin. Il existe donc de forts contrastes économiques à l’intérieur même de chaque pays. m 4. Le premier groupe de pays que l’on peut distinguer est celui dont l’IDH est inférieur à 0,512. On peut y ajouter les pays pour lesquels il n’existe pas de données (comme l’Afghanistan ou la Somalie) et ceux qui se trouvent à la limite supérieure de l’indice. Dans le dossierstatistique (document 4), Madagascar, le Kenya, voire le Bangladesh se classent dans la catégorie des pays les moins avancés (PMA, selon la terminologie du PNUD). Ils ont une forte population rurale (supérieure à 50 %) et donc un secteur agricole prédominant, le corollaire étant un équipement très limité en nouvelles technologies et un faible niveau d’industrialisation. Parallèlement, les taux de...
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