Un truc au pif

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  • Publié le : 5 septembre 2010
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(J'ai pas de documents sur mon PC actuellement, donc j'ai posté ça pour pouvoir être validée, lol)

Il y a deux ans, lorsque j’ai été accepté dans cette école parisienne que je visais, je n’aurais jamais imaginé me retrouver ici, à Ulleungdo. J’aurais du revenir à Séoul, fier comme un paon d’avoir eu mon diplôme, et puis j’aurais débuté ma carrière auprès de ces gens que j’admirais tant.J’aurais eu comme mentor mon cher oncle, et tous deux, nous aurions eu un brillant avenir … Mais voilà, comme dans tous ces films pathétiquement romantiques, j’avais préféré partir à la recherche de l’amour, avant qu’il ne soit trop tard. Le fait est que je l’avais déjà trouvé. Par le plus grand des hasards, d’ailleurs. Mais je l’avais trouvé. Dire que si j’étais venu un jour plus tôt ou un jour plus tardvoir mon oncle pour lui annoncer que j’allais m’envoler pour Paris, je n’aurais peut-être jamais rencontré cette personne aussi fabuleuse. Kyu Jin. Un nom qui était resté gravé dans ma mémoire, tout comme son visage, son corps … Avais-je parfait son image au cours de ces deux ans passés sans le voir ? Ne me l’étais-je pas imaginé trop fantastique ? Ne l’avais-je pas rendu plus beau que ce qu’iln’était ? Tant de questions auxquelles j’avais eu envie de répondre en rentrant à Séoul … Mais voilà, lui n’était déjà plus là. Quand je l’ai appris, je me suis senti très mal. Nauséeux. Comme si on m’avait enlevé une part de moi-même pour l’emmener loin, très loin. Comme si mon monde s’était soudainement retrouvé dépeuplé. Pourtant, qu’était Kyu Jin à part un garçon que je n’avais vu que l’espace dedix minutes, à part un garçon à qui j’avais lancé un simple et timide « bonjour », toute assurance envolée ? Il n’était rien … Et pourtant, il était déjà tout. Je pensais à lui nuit et jour, me demandant à chaque fois comment il se portait, ce qu’il aimait faire ou manger, ses goûts. Je me demandais simplement qui il était. Mon plus grand souci était de ne pas le connaître … Par peur de ne jamaispouvoir en être capable, je m’étais envolé pour Ulleungdo, sans vraiment réfléchir. Certains me qualifieraient certainement d’insouciant. D’accorder un peu trop d’importance à un joli minois que j’avais entrevu l’espace d’un instant. J’étais jeune et trop téméraire … Néanmoins, je ne répondrais rien à cela. A quoi bon leur sortir ces mêmes speechs vus et revus, en défendant mes grandes causesd’amour ? Gaspiller ma salive pour que ce que je dise passe par l’une de leur oreille avant de ressortir par l’autre … Très peu pour moi. Plutôt que de me laisser perturber, je faisais ce que j’avais à faire, et puis voilà.

Cela ne faisait pas très longtemps que j’étais arrivé à Ulleungdo. Deux semaines environ. Deux semaines que je ne cesse de chercher, encore et encore. A croire que ce petits’amuse à jouer à cache-cache avec moi, juste pour me faire mourir un peu plus. La patience était l’une de mes vertus mais je dois vous dire qu’après deux ans, elle commençait à s’estomper très légèrement … Et ce cher oncle qui ne trouvait rien de mieux que de faire ses petits suspenses à deux balles, en me sortant que je le verrais lorsque le bon Dieu le voudra bien … Pas que je n’étais pas croyantmais … Bon Dieu si tu m’aimes un peu, aide-moi ! En quelle langue dois-je dire que Kyu Jin me manque pour me faire comprendre ? A croire que personne n’avais pitié de la pauvre âme en peine que j’étais … Cela dit, ce n’était pas parce que je ne le trouvais pas que j’abandonnais. Bien piètres seraient mes sentiments si je me voyais contraint d’abandonner au moindre petit obstacle qui se dressait surma route ! Kyu Jin était la cerise sur le gâteau. Quand je l’aurais enfin en face de moi, je pourrais me dire « j’ai réussi ma vie, je peux maintenant mourir en paix ». Oui bon … J’exagère peut-être un peu, mais tout ça pour dire que j’étais déjà heureux à l’idée de me dire que je serais mort de bonheur de le voir. Depuis quand étais-je devenu aussi guimauve ? L’amour rend bizarre …...
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