Une approche socoicritique personnage de julien stendhal

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  • Publié le : 11 avril 2011
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FRA 6443 – sociocritique hiver 2011
LA VILLE (marseille/montréal/paris) DANS LA LITTÉRATURE
CONTEMPORAINE
PIERRE POPOVIC (514 343-6481) pierre.popovic@sympatico.ca

Héritière d’une tradition où brillent des noms comme ceux de Lucien Goldmann, Walter Benjamin et Geörgy Lukàcs, la sociocritique des textes réunit des chercheurs tels Claude Duchet, Edmond Cros, Marc Angenot, GillesMarcotte, Régine Robin, Dolf Oehler, Pierre V. Zima, Charles Grivel, Isabelle Tournier, Jean-François Chassay, Geneviève Lafrance, Rainier Grutman, pour n’en citer que quelques-uns. La sociocritique n’est ni «une» théorie ni «une» méthode, mais une perspective critique et une pratique de lecture des textes : elle rassemble les travaux qui entreprennent de déterminer et de qualifier le rapport entrele littéraire et le social à partir d’une herméneutique (theorie de l’interpretation) centrée sur le texte littéraire et en considérant que le littéraire et le social ne sont pas dans une relation d’extranéité, mais bien dans un continuum discursif et sémiotique.
Le séminaire portera sur la représentation de la ville dans les littératures française et québécoise contemporaines. On s’intéresseraaux genres narratifs (roman, récits, nouvelles) et à trois villes occidentales singulières : Marseille, Montréal, Paris.
Les mutations sociales et technologiques des trente dernières années sont telles que l’idée même de ville est aujourd’hui mise en cause, tout particulièrement sur le plan des représentations imaginaires qui la médiatisent. La ville contemporaine n’a plus de centre, plus defrontière, plus de marché autarcique. Chaque jour elle crée de paradoxales ruines nouvelles. Les relations interindividuelles et les rapports entre les groupes s’y présentent sous des formes inédites. La pluralité culturelle vient bousculer la tradition des lieux et les vieux récits de fondation. La séparation du privé et du public change de forme.
Comment ces bouleversements passent-ils dans lafiction romanesque ? sous quels aspects ? Quels sens la littérature leur donne-t-elle ? À partir de quelle sélection d’événements, de lieux, de trajets et de moments ? Sur la base de l’élaboration de quels personnages et de la thématisation de quels phénomènes sociaux ? Au tamis de quel style, de quelle écriture, de quelles procédures de «mise en texte» ?
Des réponses apportées à ces questionsse dégageront les profils imaginaires de Marseille, de Paris, de Montréal, villes de mots que l’on comparera pour évaluer leurs similitudes et leurs dissemblances. On prendra la mesure du lest de lieux communs, de redondances et de récurrences hérité des modèles légués par la tradition littéraire pour mettre ensuite en évidence la diversité des formes contemporaines en les rapportant à l’évolutiondes sociétés urbaines de 1945 à nos jours.
Les travaux porteront sur un corpus d’une vingtaine de romans, de récits et de recueils de nouvelles. Le séminaire se déroulera comme suit. Après trois séances d’introduction (théorie, histoire, méthode), quelques séances seront consacrées à un fonds commun de lectures critiques (examen attentif d’études portant sur le sujet du séminaire) et à desanalyses de textes faites en groupe (sur des extraits choisis communiqués au fur et à mesure). Viendront ensuite les exposés des séminaristes ; chacun d’eux travaillera sur une œuvre figurant dans la «Liste de textes» retranscrite ci-dessous.
Le séminaire sera relié aux activités du CRIST (Centre de recherche interuniversitaire de sociocritique des textes).
Éléments de bibliographie
Corpus primaire(«Liste de textes»)
Nelly Arcan, À ciel ouvert ; Katia Belkhodja, La peau des doigts ; Nadine Bismuth, Êtes-vous mariée à un psychopathe ? ; François Bon, L’incendie du Hilton ; Jean-François Chassay, Sous pression ; Jean-Simon Desrochers, La canicule des pauvres ; Michael Delisle, Dée ; Henri Lamoureux, Squegee ; Rachel Leclerc, Ruelle Océan ; Francine Noël, J’ai l’angoisse légère ; Régine...
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