Une conception de l'anarchisme

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 8 (1984 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 avril 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Certains, constatant l’échec des démocraties à donner vraiment le pouvoir aux peuples, fustigent la démocratie et rêvent d’un retour à la monarchie. Mais le problème au fond ce n'est pas la démocratie, c'est le pouvoir. Ce qu'il faut abolir c'est le pouvoir, l'oligarchie. Si nous étions en monarchie, ça serait pareil, on pourrait nous traiter autant comme des chiens. La démocratie actuelle ajuste ceci de plus subtil et pervers qu'elle fait croire aux gens qu'ils décident de leur vie, qu'ils sont libres. Nos dirigeants ont réussi ce tour de force d'être arrivés, à l'aide des médias, a déformer notre vision du monde, a nous faire croire à des contre-vérités, en les faisant passer pour rationnelles et scientifiques. La science est devenue la grande religion obscurantiste. Mais au fond lepouvoir était aussi despotique au temps des monarchies et du catholicisme, sauf qu'à cette époque, l'état ne pouvait pas avoir autant de pouvoir sur la population.
L'état et le clergé faisaient payer une taxe aux paysans, en leur faisant croire que dieu exigeait qu’ils engraissent les moines et le roi, puis en gros ils laissaient les gens tranquilles car il n'y avait rien d'autre à en tirer. Et ilsne pouvaient pas non plus trop les affamer, car sinon les paysans pouvaient se révolter. En gros ça a pas changé, il y’a toujours eu de la manipulation mentale. Ce qui a fondamentalement changé depuis cette époque, c’est qu’avant, les gens étaient soumis à des nécessités naturelles : en gros il fallait travailler la terre pour se nourrir, construire des maisons, les mœurs patriarcales semblaientnaturelles puisque le couple formait une mini entreprise où les tâches étaient réparties, etc, et l’état se mêlait pas trop de leur vie, tandis que de nos jours, les moindres aspects de nos vies sont façonnés par l’état et par les multinationales .La science, l’économie et le droit forment une nouvelle religion bien plus puissante et dangereuse que l’ancienne .L’agriculture productiviste,l’industrie polluante, les OGM, les vaccins, le nucléaire, la bouffe pleine de produits chimiques, tout ça relève de techniques totalement incompréhensibles par la grande majorité des gens, et dont on ne peut percevoir clairement les effets. Seule une minuscule élite de scientifiques et de technocrates sont capables de connaître, de maîtriser, et de percevoir les réels effets sur nos vies de cestechnologies. Et ce sont ces experts qui disent au peuple « telle technique est bonne, telle autre est néfaste ».Et les gens y croient. On a donné du pain et des jeux au peuple, donc il croit à ce merveilleux Etat providence pourvoyeur d’abondance. C’est la même naïveté, la même lâcheté qui fait accepter les scandaleuses inégalités de richesses, jamais vues dans toute l’histoire de l’humanité et quis’accroissent constamment. Les économistes et leur pseudo-science économique ont réussi à nous faire croire que l’inégalité et la compétition sont les principaux moteurs de prospérité. Par ailleurs, la publicité et sa propagande consumériste ont réussi a nous faire croire que le bonheur et la dignité humaine, c’est d’acheter, de posséder, de paraître. Mais le pouvoir est allé plus loin, il s’est ingéréjusque dans les replis les plus intimes de la société, et s’est imposé comme le grand pourvoyeur de sécurité, distribuant des aides financières aux pauvres, aux vieux, aux esseulés, aux mères isolées… En aidant ainsi les pauvres, il a détruit toute forme de solidarité réelle et active entre les hommes. L’Etat a peu à peu pris tous les rôles : père des enfants pour les mères qui se séparent de leurmari, généreux donateur pour les pauvres, père et mère à la fois à l’école (où on nous apprend à être de bons petits soldats de l’économie et où on nous inculque les dogmes scientifiques, économiques et moraux), pourvoyeur de sécurité à travers la police et la justice(usurpation de l’autorité du père bien souvent), fils solidaire avec ses parents dans leur vieillesse. Les relations humaines...
tracking img