Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?

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  • Publié le : 22 décembre 2011
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Dissertation : une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?

Instinctivement la réponse est oui, une connaissance scientifique du vivant est possible. Un domaine est même entièrement consacré à son étude, c’est la biologie. Elle permet l’étude, comme son étymologie l’indique venant du grec composé de « bios » en français « la vie » et du suffixe « logos » qui signifieessentiellement « l’étude de ». Cette science permet donc de mieux connaître l’évolution des êtres vivant ainsi qu’actuellement les manipuler comme le montre les différentes expériences de clonage, de transgénèse, ou bien de fécondation « in vitro » ainsi que la production d’organisme génétiquement modifiés qui font actuellement polémique comme le maïs par exemple… Seulement, si cette question peut seposer, c’est que le vivant n’est pas quelque chose d’ordinaire et d’immuable. Ce n’est pas un objet composé de matière inerte sans particularités, mais ce sont des êtres en perpétuelle évolution, ou la spontanéité et la variabilité domine. Ainsi le vivant n’est donc pas forcément obligé d’être régit par les prévisions mathématiques qui s’appliquent à la matière « simple ». C’est donc un véritable cassetête pour les scientifiques. Si l’étude du vivant est basée sur des lois mécaniques « simple » et applicables pour la matière alors le vivant est mis au même niveau que la matière, ce qui lui inhibe toute sa complexité, son originalité et sa spécificité. Sinon, une science du vivant qui s’adapte aux multiples variations, différences et exceptions du monde vivant et qui fait de ces originalitésune science nouvelle. Nous verrons alors dans un premier temps la comparaison entre le vivant et la machine, puis dans un second temps l’ignorance de la science face à de nombreuses explications irrationnelles.
En effet le vivant peut être connu scientifiquement. Que faisons-nous lorsque l’on fait de la biologie ? Par étymologie c’est l’étude du monde, les sciences de la vie et de la terre, enutilisant une démarche scientifique avec un raisonnement par déduction suite à de multiples expériences qui peuvent être falsifiables. Ces expériences sont réalisées un grand nombre de fois qu’elles soient morpho-anatomiques, embryologiques, génétiques… Ces expériences et observations permettent de mieux connaître le vivant en validant ou en contredisant certaines hypothèses afin de corriger deserreurs. Les choses de la nature sont réparties en trois classes comme l’affirme Foucault : « les minéraux, auxquels on reconnait la croissance, mais sans mouvement ni sensibilité ; les végétaux qui peuvent croître et qui sont susceptibles de sensations ; les animaux qui se déplacent spontanément ». Ces derniers possèdent un comportement mécanique prévisible avec par exemple la migration de cesderniers en Afrique à la fin de tous les étés, ou bien la saison des accouplements ainsi que la couvaison. N’est-ce pas un des buts de la science de prévoir certaines choses ? En effet cette dernière est basée sur des prévisions et suppositions et qui peut à tout moment être corrigée avec l’apparition d’un contre exemple.
Les animaux semblent donc suivre une mécanique implacable tel un robot, unemachine. En effet selon G. Canguilhem « rien n’est plus humain en un sens qu’une machine » avec pour seule différence entre les animaux et les humains, le fait que ces derniers savent construire des outils et la machine. Le corps se décompose en multiple parties avec les organes, les membres, tout comme une machine dont le fonctionnement est basé sur un phénomène initial simple : un pignon, quientraine un élément plus complexe : une chaine composée de nombreux maillons, qui a son tour entraine un autre élément etc. Ainsi, si une pièce est défectueuse, plus rien ne fonctionne. Il en est de même pour les organismes vivants, ou ceux-ci ne sont pas formés de parties, simplement juxtaposées, mais elles forment un tout. Le fonctionnement d’une partie est tributaire de celui des autres. Cependant...
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