Une division des état, mais des enjeux transnationaux

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1749 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 18 mai 2008
Lire le document complet
Aperçu du document
Sommaire

La guerre entre l'Iran et l'Irak puis l'occupation du Koweit par l'Irak l'a clairement démontré les préoccupations entraînées par les frontières sont immenses. De nombreux conflits sont le résultat des conflits territoriaux. On peut encore ici cite le Cameroun et le Nigeria avec la péninsule de Bakassi, le problème du Darfour, la Russie et le Japon avec les îles des Kouriles et laliste est loin d'être complète.

« L'intérêt porté aux frontières fut tout d'abord géopolitique, géostratégique, utilitaire pourrait-on dire, car il répondait, en un premier temps, à des besoins politiques. Cet intérêt s'est ainsi manifesté assez précocement dans les sphères proches du pouvoir et s'est construit bien plus sur une compilation de cas particuliers que sur de quelconques essais deconceptualisation. »

Or il convient de souligner que jusqu'à un passe très récent la notion de frontières en tant tel était assez floue. Les Rois n'avaient qu'une idée assez vague des limites de leur états. Très souvent les informations concernant les frontières se transmettaient de manière orale au sein des familles au pouvoir Ce n'est en réalité qu'en 1648 que les traites de Westphalie dictentun « nouvel ordre géopolitique au sein de l'Europe, une Europe voulue comme un ensemble d'États, disposant de frontières précises et reconnues et sur lequel le pouvoir exerce sa pleine et entière souveraineté. Ces règles relatives à la mise en place d'un ordre géopolitique ont été pensées dès le XVIe siècle et se fondaient, entre autres, sur une idéologie plaçant en son centre la paix plutôt quela guerre, les processus de négociation plutôt que de conquête ».

D'où est venu cette préoccupation soudaine en ce qui concerne le trace des frontières. Les préoccupations étaient uniquement d'ordre politique et stratégique. Les souverains étaient soucieux de savoir avec plus de précision quelles surfaces étaient parce qu'en cas de guerre, s'appuyer sur de frontières naturelles telles que lesrivières et montagnes. Les scientifiques de l'époque se sont donc lancés dans une étude approfondie du sujet. Cependant, les visions étaient assez différentes. Deux conceptions assez divergentes s'observaient l'une allemande l'autre française. La conception française dont le chef de file était Jacques Ancel définissait

« la frontière comme un construit politique pouvant ou non s'appuyer sur unélément naturel (une montagne, un fleuve). Elle est conceptualisée... comme la ligne de rencontre de deux forces politiques contradictoires, celles de deux États territorialement concurrents»

L a vision allemande sur le sujet se basait sur « l'écosystème » du lieu. C'est à dire tenait compte de l'espace et du peuple.

« La frontière est, pour ces géographes, vivante et mouvante dans letemps. Elle est considérée comme la marque spatiale de l'action géopolitique d'un État entre deux phases d'expansion. L'étendue d'un État et la forme (marge ou ligne) de ses frontières dépendent, toujours selon ces auteurs, de son degré de "civilisation" (du développement de sa culture, de son potentiel économique, etc.). »
Quelle est signification donne t-on aux frontières de nos jours ? Quelle estla portée des enjeux transnationaux dans notre société contemporaine.

L'IMPORTANCE DES FRONTIÈRES AU XXI

Elle est primordiale. Il est impossible de s'imaginer notre monde sans frontières. Bien que de nous jours de nombreux pays ont tendance a vouloir les faire tomber, il n'en reste pas moins vrai que leur présence est essentielle. Qu'est-ce que c'est qu'une frontière ? Quelles sont les basesqui permettent de terminer les limites d'une frontière ?
« D'un point de vue théorique, il fut acquis très précocement que la frontière ne relève en rien de la nature, elle est au contraire un "construit" politique dont les formes matérielles peuvent être diverses (tout autant une montagne qu'une muraille). Dans une visée organiciste, elle est aussi considérée comme vivante, plus ou moins...