Une enfant si je veux quand je veux et comment je veux

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  • Publié le : 4 avril 2011
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À travers trois « considérant », la commission de l’éthique de la science et de la technologie conclut et recommande que le gouvernement québécois maintienne le principe de la nullité des contrats de la gestation pour autrui. En clair, on maintient le statu quo actuel. A priori il semble donc que la situation actuelle de la maternité de substitution semble être celle du moindre mal. On peutrisquer de dire que le législateur évite d’ouvrir la porte à une légalisation de cette pratique qui pourrait entraîner des abus. En l’espèce, il convient de rappeler la situation actuelle avant de montrer comment ce maintient du statu quo s’apparente à un manque de courage, ou à une hypocrisie sociétale.
La gestation pour autrui est aussi vieille que le monde, et l’on retrouve ses traces sous uneforme ou une autre dans presque toutes les cultures. Elle se présente dans un premier temps comme une alternative pour une femme qui est dans l’impossibilité physiologique d’être enceinte (exemple des femmes atteintes du syndrome de Rokitansky-Kuster-Hauser, ou celles qui ont dû subir pour variables raisons une hystérectomie). Ensuite cette pratique de nos jours a été élargie aux femmes saines quichoisissent de faire un enfant mais qui ne supportent pas la gestation de ce dernier pour des raisons soit sociales soit professionnelles. Puis dernièrement la pratique touche d’autres couches de la société à savoir les femmes seules ou vivant en couples avec d’autres femmes ainsi que des hommes seuls ou vivant en couples avec d’autres hommes. Pour l’instant seul le cas d’un couple hétérosexuelcapable de concevoir un enfant, mais qui choisit un mère porteuse pour la gestation n’a pas été cité par la commission.
S’il est vrai que la pratique est ancienne, il n’en demeure pas moins vrai que cette pratique s’adressait au premier cas précité c’est-à-dire celles qui sont en couple et qui sont dans l’impossibilité de concevoir un enfant. La biotechnique en élargissant cette pratique afait de la grossesse par procuration une pratique banale dont les conséquences ne sont pas mesurées du fait de manque d’études ou même de volonté. Cependant la première question qui se pose d’ordre éthique est de savoir jusqu’où ira la société dans sa recherche de facilité ? Nous devons ici remarquer que le premier malaise qui se pose à nous est celles des femmes capables de concevoir, quiaimeraient avoir un enfant à elles mais qui préfère déléguer la tâche à une mère de remplacement pour cause professionnelle. J'en ai même rencontré sur le campus des femmes qui me confiaient qu'elles allaient recourir à ce procédé afin de conserver leur "ligne", car me disaient-elle non seulement la grossesse rendaient laides, l'après grossesse fait de vous une "grosse vache".C’est pour nous unepratique qui devait être interdite pour la simple raison que sur l’échelle des valeurs de ces femmes la profession passe même avant l’enfant et qu’il n’est donc pas possible de dire avec certitude que cet enfant aura un vie normale où l’attention de la mère sera toujours présente, les impératives de sa profession auront toujours une prééminence sur l’enfant. Ici le pragmatisme dont nous parle GilbertHottois revêt toute son importance. Comment peut-on prétendre pourvoir au bonheur de quelqu’un si on ne peut accepter le peu de désagrément que la venue de cette personne au monde peut nous causer ?
Notre malaise vient ensuite de la considération des couples homosexuels qui désirent un enfant. Deux hommes ne donnent pas naissance à un enfant, ni deux femmes, un choix de vie nécessited’assumer les conséquences de ce choix. On ne peut pas vouloir quelque chose et en même temps son contraire. Il revient ici de voir qu’une fois de plus la technologie a pris le pas sur l’éthique. Notre position n’est pas de condamner les couples homosexuels ou de voir en ce choix une quelconque dérive de conduite, ce que nous voulons dire c’est que la conception de l’humain nécessite un homme et...
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