Valladolid

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  • Publié le : 30 septembre 2010
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Jean-Claude Carrière, La Controverse de valladolid

(Objets d’étude : le théâtre et sa représentation + argumenter, délibérer)

Le texte de Jean-Claude Carrière : Il écrit d’abord un récit en 1992 → puis une pièce de théâtre (adaptée pour la TV en 1992, puis sur une scène en 1999) Contexte historique : L’auteur s’inspire un fait historique qui s’est déroulé en 1550 : Les Espagnols avaientdepuis plusieurs années colonisé l’Amérique pour en tirer profit. Indiens massacrés ou réduits en esclavage. 1550 : les pertes indiennes sont très lourdes (millions de morts) : véritable génocide (comme celui des Juifs au 20è siècle) → Aussi l’empereur Charles Quint suspend la guerre et le pape Paul III décide en 1550 de débattre dans un couvent de Valladolid (Espagne) de la question : les Indienssont-ils une espèce inférieure de la race humaine ? Sont-ils des hommes véritables ? (« une controverse » = discussion animée autour d’une question où chacun essaie d’imposer son point de vue) → défenseur des Indiens : Bartholomé de Las Casas (dominicain qui a vécu environ 40 ans au milieu des Indiens) # détracteur des Indiens : Sepulveda (chanoine grand intellectuel) Du récit à la pièce de théâtre: → Lieu : un seul endroit : le couvent de Valladolid (plusieurs dans le récit) → Temps : l’action se déroule en 2 jours ½ (contre 5 jours ½ dans le récit) → Action : c’est la même question qui est posée tout au long : les Indiens sont-ils des êtres humains ? Auteur et comédiens : Jean-Claude Carrière = auteur de la pièce de théâtre Jean Carmet = le représentant du Pape Jean-Pierre Marielle = LasCasas, défenseur des Indiens Jean-Louis Trintignant = Sepulveda, le détracteur des Indiens Jean-Daniel Verhaeghe : réalisateur du téléfilm C’est ce qu’on a appelé la « bande des Jean » → le téléfilm a été récompensé par un « Sept d’Or » Difficultés pour le metteur en scène : exercice oratoire, donc très statique. Comment donc ne pas lasser le spectateur ? Actualité du texte : ce débat est encored’actualité : pays riches # pays pauvres ; opposition Nord # Sud ; l’esclavage aujourd’hui.

Jean-Claude Carrière, La Controverse de Valladolid

Objets d’étude : le théâtre et sa représentation / argumenter, délibérer

Explication n° 1 : p. 34-37 (« oui, tout ce que j’ai vu […] en mangeaient »)

Situation : Début de la pièce. Histoire = 16è siècle : Le Nouveau Monde vient d’être conquis parles Espagnols. Mais le massacre de la population indienne a ému le Pape. Son représentant réunit dans un couvent de Valladolid (ville d’Espagne) des religieux pour débattre de la question suivante : les Indiens sont-ils des êtres humains à part entière ou non ? Ici, c’est le dominicain Las Casas, défenseur des Indiens, qui prend la parole. On peut s’interroger sur l’efficacité de son discours. 1eraxe de lecture : un discours véhément (un discours passionné) → Dès le début, Las Casas se pose en témoin : « j’ai vu », « je l’ai vu » (nombreuses anaphores) → parle à la 1ère personne : ceci donne du poids à ses propos. (Las Casas a vécu de nombreuses années parmi les Indiens) → Il donne à voir la scène à son auditoire : - Champ lexical de la mutilation (« nez, oreilles, langue, les mains, lesseins, ses entrailles qui s’échappaient ») [figure de style appelée hypotypose : le spectateur a l’impression de voir la scène se dérouler devant lui ]→ suggère une vision d’horreur. On se croirait dans l’enfer peint par Jérôme Bosch (voir un tableau de Bosch) - Des passages au discours direct : lignes 247-248 → fait parler les personnages comme s’ils étaient devant nous : « tiens et si onessayait le tranchant de nos armes » - Il cherche à émouvoir : Registre pathétique : didascalie ligne 274 (« Il reprend sur un autre ton, très ému ») → Il dénonce les sauvages Espagnols et prend la défense des Indiens : antithèse entre : - le sadisme des Espagnols (« pour s’amuser ! pour se distraire ! » 241-242) - leur cruauté (Gradation : ligne 248-252 ) # - douceur et naïveté des Indiens (« Ils ne...
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