Vanitas vanitatum omnia vanitas

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TRAVAIL / OCTOBRE 2010
Antoine Nicol TL1
Vanités I, la mort.Vanités II, icônes contemporaines. |
Compte rendu : Yves Michaud
Documentation Photographique (dossier) n°8004
Note personnelle : J'ai décidé de faire un compte rendu de deux articles car il m'a semblé plus intéressant de voir l'évolution des mentalités et l'évolution des thèmes abordés par les artistes dans les années 80. Un desarticles m'intéressait d'avantage mais il m'a semblé indispensable de faire le deuxième car il est essentiel de connaître le terme de vanité afin d'y voir différents sens. Et puis « quand on aime, on ne compte pas », pas vrai ?
Le thème des vanités est un thème très ancien dans l'art puisqu'il remonte à la renaissance, période du triomphe des sciences et apogée de nombreux artistes comme De Vinciou Brunelleschi par exemple. Ce thème est en fait représenté par plusieurs symboles. Il y a d'abord la fleur fanée, symbole de la vieillesse et du temps qui passe, avec l'horloge et le cours d'eau (comme derrière la Joconde), le papier déchiré symbole de l'usure des matériaux et bien sûr le crâne, symbolisant l'absence de temps et/ou avec le sablier, le temps écoulé. La vanité est donc uneréflexion sur le temps, qui sous-entend que quoi que l'homme puisse réaliser sur Terre, il est voué à la mort. Ce thème réapparait dans les années 80 afin de répondre à cette question : « Comment une image moderne peut elle rendre la mort ? ». Question essentielle si l'on tient compte des événements de 1944 qui sont toujours inscrits dans les mémoires. La vanité fait également un retour fracassant dés quele thème de la mort devient récurrent dans les médias. Et, toujours dans les années 80, à côté des icônes de la tradition comme la mort qui réduit toute l'existence à une vanité, il y a aussi des icônes de la dérision. Nous verrons par exemples les artistes Vitali Komar et Alexander Melamide qui caricaturent par la dérision Staline et l'URSS de la seconde guerre mondiale ou Koons qui, avec sessculptures en acier inoxydable, peint le portrait de l'hypocrisie américaine, état dit puritain et conservateur.
1) Nous allons voir qu’il existe plusieurs conceptions de la mort en Allemagne, en Espagne ou aux États-Unis.
Commençons par Richter : C’est un artiste Allemand qui reproduit des photographies mais qui accentue les imperfections, notamment, il rajoute un effet de floue. « Loin dedéréaliser, cette technique donne un surplus de réalité : tout se passe comme si le spectateur contemplait une scène réelle à travers une vitre ou à partir d’un lieu en mouvement ». Il a une sorte de mise à distance avec le floue. Le refus de réfléchir de manière sensée, car la mort parait insensée (tout comme les actes tels qu’Auschwitz qui est cité dans l’article). De plus dans la manière de peindre,il n’y a aucune expression de l’artiste qui en ressort. La seule chose qui émane de ce tableau est une certaine froideur, impartialité, qui déconcerte : en effet, c’est la reproduction d’une photo. Il met toute sa technique au service d’une idéologie qui parait séduisante et confortable tout comme les négationnistes qui ont nié l’existence des camps de concentration.
En Espagne, Tapièsdéveloppe lui une technique plus vivante et une peinture expressionniste et « materiologique ». Je pense que par materiologique il sous entend l’importance des matériaux utilisés par l’artiste et par conséquent l’implication de l’artiste dans le choix de ceux-ci. « (…) les choses s’inscrivent comme une méditation intime sur la mort ». En effet, on le retrouve dans la technique, qui suggère l’investissementcorporel de l’artiste, ainsi que dans le propos, il y a un rapport beaucoup plus senti, sensoriel qui se rapprocherait d’avantage de la réalité. Le propos est donc le suivant : Je ne sais pas exactement ce qu’est la mort mais je fais tout pour ne pas la nier et pour exprimer ma représentation la plus sincère. Même image (que je mettrai en parallèle pour le premier article) avec les déportés...
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