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  • Publié le : 17 octobre 2010
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Gouvernement d’entreprise

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Introduction

Partie I : cadre préliminaire

I- le pouvoir : notions et sources
 
1- définition du pouvoir
2- les sources du pouvoir 

II- le pouvoir managérial et  le pouvoir actionnarial
1- le pouvoir managérial
2- le pouvoir actionnarial 

Partie II: le pouvoir managérial versus le pouvoiractionnarial

I- la situation initiale: la dominance du pouvoir discrétionnaire

II- la montée en puissance du pouvoir actionnarial

III- les conséquences de l’évolution du pouvoir actionnarial

IV- les organes de régulation entre le pouvoir managérial et le pouvoir actionnarial

Conclusion

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Dans toute étude de l’entreprise, une questionrécurrente se pose : qui y détient le pouvoir réel ? Les actionnaires, les administrateurs, le dirigeant, le contrôleur administratif ? Cette interrogation constitue la problématique centrale.
Il n’est pas douteux que la société capitaliste en expansion aux 19ième et 20ième siècles est une société d’actionnaires.
L’entreprise est conçue par comme un vaste système de pouvoir dont tous les acteurs,par les ressources qu’ils détiennent en contrôlant certaines incertitudes, gèrent, au mieux de leur intérêt. Toute action peut et doit donc se mesurer à l'enjeu de pouvoir qu'elle mobilise ou peut mobiliser chez les acteurs qui y participent, et à leurs ressources. Enjeux et ressources sont les dimensions concrètes permettant d'étudier les jeux de pouvoir. De même, il faudra analyser de près lesincertitudes auxquelles sont soumises les organisations.
Les grands scandales financiers récents ont mis sur le devant de la scène la nécessité de revoir la gouvernance des entreprises. Faut-il les laisser faire, remettre tout le pouvoir entre les mains des dirigeants, ou bien exercer plus de contrôle sur lui et limiter son pouvoir de décision.

I-le pouvoir : notions et sources :
Au sein desorganisations, entre les organisations et leur environnement, les relations sociales ne sont pas équilibrées. Existent des rapports de force, des relations d’infériorité/de supériorité résultant de l’exercice d’un pouvoir légitime.
Qu’il s’agisse de convaincre des interlocuteurs, de prendre des décisions, de réagir à des décisions ou de prendre position sur un problème, c’est de relations depouvoir dont il s’agit.

1-définition du pouvoir :

- Selon Max Weber[1] (1864-1920), sociologue, le pouvoir est la capacité à «  imposer sa volonté dans le cadre d’une relation sociale, malgré les résistances éventuelles, quelque soit le fondement sur lequel repose cette éventualité ». L’exercice du pouvoir implique de trouver des personnes qui ont une disposition acquise à l’obéissance.

-Selon le politologue américain Robert Dahl, le pouvoir est la capacité à obtenir d’une personne un comportement ou une conception qu’elle n’aurait pas adoptée sans intervention extérieure. "A exerce un pouvoir sur B dans la mesure où il obtient de B une action Y que ce dernier n’aurait pas effectué autrement"

- Pour Crozier et Friedberg (sociologues et directeurs de recherche au CNRS), le pouvoirest le "résultat contingent de transactions entre plusieurs individus". Le pouvoir résulte de la négociation entre des parties qui échangent et s’adaptent les unes aux autres. Ainsi, dans la relation entre A et B, « le pouvoir de A sur B correspond à la capacité de A d’obtenir que dans sa négociation avec B, les termes de l’échange lui soient favorables ».
Le pouvoir ici est appréhendé parrapport à l’intérêt qui procure à celui qui le possède. La recherche du profit s’inscrit donc pleinement dans cette définition. Le jeu de concurrence de permet aux acteurs en présence de détenir un avantage par rapport à un autre acteur.

2 -les sources du pouvoir :

Le pouvoir ne devient un mode d’échange fondamental entre les individus que s’il est légitime, c’est-à-dire accepté par ceux qui...
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