Verdurins

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André Durand présente

l’intérêt documentaire

de

‘’À la recherche du temps perdu’’
(1913-1927)

roman de Marcel PROUST
(3000 pages)

On trouve ici les points suivants:
La peinture de la société (page 2) :
- différents lieux (page 4)
- différents milieux (page 5) : le peuple (page 6) - la petite bourgeoisie (page 7) - la grandebourgeoisie (page 7) - l’aristocratie (page 8)
- le snobisme (page 14)
- les juifs (page 16)
- l’antisémitisme (page 21)
Les événements de l’époque (page 23) - l’affaire Dreyfus (page 25) - la guerre de 1914-1918 (page30) - l’après-guerre (page 33)
Le déploiement d’une vaste culture (page 34) : la peinture (page 36) - Elstir (page 37) - la musique (page 39) - Vinteuil (page 39) - le théâtre (page 40) - la littérature (page 41) - Bergotte (page 43)
L’exposé sur l’homosexualité (page 45) :
- Sodome (page 46) : la découverte des « hommes-femmes » (page 46) - l’analogie entre ce qui se passe dans la natureet ce qui se passe entre les homosexuels (page 46) - la théorie de la sexualité (page 48) - la condition malheureuse des homosexuels (page 49) - la variété des homosexuels (page 52) - le nombre des homosexuels (page 56)
- Gomorrhe (page 56).
(la pagination est celle de l’édition de la Pléiade en trois volumes)

Bonne lecture !
Dans ‘’À la recherche du temps perdu’’, Proust, en suivant ledéroulement de la vie de son personnage, Marcel, ne pouvait pas ne pas faire passer tout un flot de vie (saveurs, parfums, nourritures, œuvres d'art, princes, domestiques, rituels mondains, recettes de cuisine, investigations ou fulgurances dans le domaine du plaisir et du désir), ne pouvait pas ne pas donner, comme l’a noté Gide, de «terribles aperçus de la réalité», ne pouvait pas ne paspeindre la société où il évolua, ne pas être un ethnologue ou un historien des moeurs, intéressé spécialement par l’aristocratie et par les juifs que sépara l’affaire Dreyfus. Il fit aussi de Marcel un érudit et surtout un amateur d’art dont le sien se forgea au contact des oeuvres de créateurs. Enfin, son souci didactique s’affirma dans sa volonté de présenter l’homosexualité et même d’en faire unethéorie.
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La peinture de la société

Même si Proust a refusé que « le roman fût une sorte de défilé cinématographique des choses » (III, page 890), si ‘’Le temps retrouvé’’ contient une sévère condamnation du roman à prétention documentaire (« La littérature qui se contente de décrire les choses, d'en donnerseulement un misérable relevé de lignes et de surfaces, est celle qui, tout en s'appelant réaliste, est la plus éloignée de la réalité.» [III, page 885]), s’il a reproché au roman d’avoir été, de Balzac à Zola, un « magasin de documents sur la nature humaine », même s’il s’est moqué du « romancier mondain qui venait d’installer au coin de son oeil un monocle, son seul organe d’investigationpsychologique et d’impitoyable analyse, et qui répondit d’un air important et mystérieux, en roulant l’r : ‘’J’observe’’ » (I, page 327), il ne cessa de prendre des notes sur des cahiers, et la lecture de ses lettres et de ses carnets intimes semble bien montrer qu’il a lui-même utilisé cette méthode, qu’il avait un sens aigu de l'observation (qu’il nia évidemment, Marcel se voyant comme « n’ayant aucuneespèce d’esprit d’observation extérieure, ne sachant jamais ce qu’était ce que je voyais» [III, page 383]). Et Ramon Fernandez a noté à la suite d’unre visite qu’il lui fit : « Ses admirables yeux se collaient matériellement aux meubles, aux tentures, aux bibelots ; par tous les pores de sa peau, il semblait aspirer la réalité contenue dans la chambre, dans l'instant, dans moi-même ; et l'espèce...
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