Victor hugo et la politique

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VICTOR HUGO ET LA POLITIQUE

A/ Considérations générales

B/ Itinéraire politique

1/ Hugo de la chambre des pairs à la république
2/ Les explications de Hugo sur ses positions politiques
3/ La résistance au coup d'Etat et au régime

A/ CONSIDERATIONS GENERALES

Parce que j'ai la sottise d'avoir de la conscience, vous me dites que je ne suis pas un homme politique.
En ce cas,entendons-nous. Mettons cet article dans le dictionnaire :
"Homme politique. Un drôle qui n'a pas de conscience. Une canaille qui fait de l'opposition systématique ou de l'autorité quand même, et qui dit blanc quand son chef dit blanc ou noir quand son maître dit noir, en vue de son intérêt particulier ou de son ambition personnelle, sans s'inquiéter s'il foule aux pieds le droit, la justice, la raison,l'honneur, le bon sens et l'humanité. (Choses vues, 1849)

M. Ferdinand de Lasteyrie me disait : " Baroche n'est pas un mauvais avocat, ce n'est pas un mauvais ministre, c'est un drôle. S'il était chez moi et que ce qu'il me dirait me déplût, je lui donnerais un coup de pied au cul, et il me tendrait l'autre joue." Le même jour, Lamartine me disait : "Plus je vois ces hommes, plus j'estime meschiens." (Choses vues, 1850)

Dialogue
"Je veux un système d'impôts qui ne dépouille pas le pauvre.
- Vous êtes un ennemi de la propriété
- Je veux remédier à un ensemble de faits sociaux qui font fatalement du malheureux un misérable, et sous le poids desquels tant d'infortunées mères mettent au jour des filles pour le lupanar et des fils pour le bagne.
- Vous êtes un ennemi de la famille.- Je veux un clergé non salarié, libre, pur, digne, pratiquant Jésus et non Loyola.
- Vous êtes un ennemi de la religion.
- Je veux le gouvernement régulier et pacifique de tous par tous et pour tous.
- Vous êtes un ennemi de la société.
- Je veux la suppression de la guerre.
- Vous êtes un ennemi de l'humanité.
- Je veux l'abolition de la peine de mort.
- Vous êtes un buveur de sang.(Choses vues, 1850)

Vie politique, vie littéraire, deux côtés d'une même chose qui est la vie publique. Les uns trempent dans la vie publique par l'action, les autres y trempent par l'idée. Ce sont ceux-là qu'on appelle les rêveurs, les poètes, les philosophes. On appelle les autres les hommes d'Etat. Il faut dire à l'avantage des premiers que les idées sont toujours des actions, tandis querarement les actions sont des idées. On entre donc plus profondément encore dans l'âme des peuples et dans l'histoire intérieure des sociétés humaines par la vie littéraire que par la vie politique. (Choses vues, 1863)

B/ ITINERAIRE POLITIQUE

1/ Hugo de la chambre des pairs à la république
2/ Les explications de Hugo sur ses positions politiques
3/ La résistance au coup d'Etat et au régime

1/Hugo de la chambre des pairs à la république

En juin 1847, à la Chambre des pairs, Hugo, dans un discours, appuie la demande de la famille Bonaparte, bannie depuis 1815, de pouvoir rentrer en France.

Après l'abdication de Louis-Philippe, Hugo, pair de France, à la place de la Bastille, veut proclamer la Régence de la duchesse d'Orléans qu'il juge intelligente et libérale.

En 1848, je n'aipas eu peur. Je n'ai pas crié : "Vive la République!" (Choses vues, 1849)

Quand nous arrivons à la colonne de Juillet, une affluence considérable nous entoure. Je monte, pour me faire entendre, sur le soubassement de la colonne.
Je ne rapporterai de mes paroles que celles qu'il me fut possible de faire arriver à mon orageux auditoire. Ce fut bien moins un discours qu'un dialogue, mais ledialogue d'une seule voix avec dix, vingt, cent voix plus ou moins hostiles.
Je commençai par annoncer tout de suite l'abdication de Louis-Philippe, et, comme à la place Royale, des applaudissements à peu près unanimes accueillirent la nouvelle. On cria cependant aussi : "Non! pas d'abdication! La déchéance! La déchéance!" J'allais décidément avoir affaire à forte partie.
Quand j'annonçai la...
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