Victor hugo - le dernier jour d'un condanmé

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  • Publié le : 19 mai 2010
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Introduction :

Poète, romancier, dramaturge, critique, Victor Hugo est un auteur d’une stature incomparable et inégalée. Sa devise « Ego Hugo », qui traduit son orgueil légendaire (sa mégalomanie, selon ses détracteurs), a inspiré à Jean Cocteau la formule suivante : « Victor Hugo était un fou qui se prenait pour Victor Hugo ». Il n’en reste pas moins qu’à l’âge de trente ans, Victor Hugo està la tête du mouvement romantique, faisant ainsi de lui le chef de file du romantisme français. En 1829, il publie un court texte, mystérieux et provocant, contre la peine de mort : le Dernier Jour d’un condamné. C’est d’ailleurs à partir des dix-huit premières lignes que nous allons effectuer un commentaire qui sera composé de deux parties, que nous appellerons plutôt « axe ». Dans le premier axe,nous tenterons démontrer le tragique de la condamnation à mort par l’impact que cette « pensée » à sur le narrateur. Nous essaierons également de montrer que cette « conviction », cette « certitude » sont accompagnées d’un sentiment majeur celui de l’inéluctable, et d’une dégradation aussi bien physique que mentale et le besoin de pouvoir « penser » du prisonnier. Puis dans le second axe, noustenterons de définir le caractère à registre pathétique, puis l’opposition présent/passé de l’énoncé et l’état de nostalgie voire de mélancolie du prisonnier.

Axe n°1 + formulation des 3 args :

Comme nous l’avons dit précédemment, nous allons tenter démontrer le tragique de la condamnation à mort par l’impact que cette « pensée » à sur le narrateur, ce qui fera l’objet d’un premierparagraphe. Puis nous essaierons de montrer que cette « conviction », cette « certitude » sont accompagnées d’un sentiments majeurs : celui de l’inéluctable qui fera lui l’objet d’un paragraphe. Et pou finir, nous parlerons de la dégradation aussi bien physique que mentale et le besoin de pouvoir « penser » du prisonnier

Arg 1 :

Nous avons là, avec ce début du Dernier jour d’un condamné, un début« in medias res » ce qui permet au lecteur de cibler l’état d’esprit du condamné. En effet la sentence tombe, « condamné à mort (!) », et depuis « cinq semaines [il] habite avec cette pensée, toujours seul avec elle, toujours glacé de sa présence, toujours courbé sous son poids (!) ».
Sortit du contexte « habiter » est un verbe qui signifie « avoir sa demeure, sa résidence en tel lieu », « résider »ou « vivre » mais employé comme il l’est là dans ce texte, il a une connotation péjorative. En effet, le verbe « habiter » perd tout son sens sur la vie et par conséquence son harmonie, pour devenir « l’action » de la sentence. Ce qui donne l’impression que l’expression « condamné à mort » s’insinue, s’incruste dans l’esprit de cet homme, qu’il n’habite pas avec elle mais que c’est elle qui s’estimposée.
Les  adjectifs épithètes « seul » , « glacé » et « courbé » qualifient l’état du prisonnier. En effet, l’adjectif « seul » accentue l’angoisse de la situation, c’est un duel dont l’issu est connue : il est « condamné à mort ». L’adjectif « glacé », lui, marque des dispositions hostiles. Le narrateur ne supporte pas cette idée puisque seule la présence de cette sentence suffit à le« glacé ». Quant à l’adjectif « courbé », lui représente une souffrance physique : il ploie sous le poids de cette « pensée », elle le pèse. De plus, le sens de chaque adjectif est appuyé par l’adverbe « toujours » qui exprime la permanence (« glacé » ou « courbé ») dans la totalité des cinq semaines ou la persistance d’un état (« seul »).
De plus, la deuxième phrase présente un rythme tertiaire,puisqu’elle possède trois éléments de même classe grammaticale (« toujours seul avec elle », « toujours glacé de sa présence », « toujours courbé sous son poids ») qui donnent une certaine empathie à l’énoncé puisque le lecteur se met à la place du condamné.
Dans ces deux premières phrases, connaissant l’engagement de Victor Hugo pour l’abolition de la peine de mort, nous pouvons affirmer que...
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