Victor hugo

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  • Publié le : 25 septembre 2009
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Vicor Hugo était un écrivain du XIXè siècle très engagé dans la lutte pour une meilleure condition du peuple. Dans son roman Les Misérables écrit en 1862, il se bat particulièrement pour une meilleure condition de la femme dans la société en narrant les « aventures » de multiples personnages qui resteront dans les mémoires dont Cosette, Fantine et les Thénardier, couple emblématique de la ruseet de la malhonnêteté humaine.

L'extrait que nous abordons est situé au début du roman dans la première partie mais déjà, le titre du chapitre est « La descente ». Nous avons donc affaire à une chute, une un abaissement rapide et brusque : celle de Fantine. Hugo s'attarde sur le cas de cette jeune femme du peuple qui se bat pour subsister et assurer un avenir à sa fille. Il nous décrit toutd'abord la déchéance de Fantine puis se pose en juge de la société, responsable selon lui, de la misère de la jeune femme. Nous allons donc nous demander comment, à travers ce personnage féminin, l'auteur dénonce le sort des femmes du peupl au XIXè siècle.

Pour cela, nous aborderons en premier lieu l'effet que produit sur le lecteur la description des différentes étapes de la déchéancematérielle, physique et morale de Fantine. Pour finir, nous montrerons comment la société pousse inévitablement Fantine à la prostitution; en outre, comment cette société d'ambitieux (Bel-Ami...) provoque cette descente aux enfers de Fantine.

Tout d'abord, nous pouvons nous apercevoir que Fantine est une victime de la société et vit dans la misère.

Cette misère est tout d’abord matérielle. Hugonous plante le décor de son cadre de vie. Une accumulation de noms à connotation négative : « Cellule », « mansarde […] sous le toit » et « galetas » (l.18-19), montre la pauvreté de l’habitation de Fantine. Il fait de même pour évoquer le mobilier lorsqu’il écrit « une loque qu’elle appelait sa couverture, un matelas à terre et une chaise dépaillée » (l.22-23).Grâce à cette nouvelle accumulationde noms péjoratifs, il prouve que la pauvreté est très profonde. On remarque de meme que « le pot à beurre à mettre l'eau » gèle «l'hiver » : elle ne dispose donc d'aucun moyen de chauffage. Par le parallélisme de la phrase « Elle avait perdu la honte, elle perdit la coquetterie » (l.27), Hugo nous indique que la jeune femme est en train de tout perdre. Aussi, il illustre ses propos en évoquantles vêtement de Fantine, ce qu’il fait en utilisant les termes négatifs « vieux et usé », « se déchirai[t] » (l.31-32) à propos du corset, « sales » (l.28) à propos des bonnets et « us[és] » à propos des talons. Le dénuement de Fantine ne s’arrête donc pas aux lieux de vie mais est également visible sur elle-même. De plus, cette situation ne cesse de s’aggraver comme nous le montre la répétition denégations « elle n’avait plus » (l.22) et « elle ne raccommodait plus » (l.29).
Cette misère est également physique et morale. Elle abandonne la part de féminité qui lui restait comme le montre la phrase « elle perdit la coquetterie » (l.27). Le fait qu’elle « jet[te] » son miroir » (l.17) est symbolique et prouve qu’elle renonce à faire attention à son image. Cette action indique également ledébut de sa déchéance morale. L’on apprend aussi que Fantine a les « yeux très brillants » (l.36) ce qui est signe de fièvre et qu’elle « touss[e] beaucoup » (l.37). Elle est donc malade, peut-être gravement. Elle a aussi « une douleur fixe dans l’épaule » (l.36). Toutes ces atteintes physiques renforcent l’aspect misérable de la jeune fem me, déjà amorcé par l’état de ses vêtements. Celaannonce aussi très probablement sa mort. Elle perd finalement toute dignité lorsqu’elle se prostitue, cette action étant désignée par le terme général « en vendant le reste » (l.54) et par la périphrase « fille publique » (l.55). La phrase « un petit rosier qu'elle avait s'était desséché dans un coin, oublié » est une métaphore de son personnage : Fantine, brave femme « ne peut aller au fond de sa...
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