vie des esclaves redaction

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  • Publié le : 12 septembre 2015
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 Rédaction :
Je m'appelle Toussaint Louverture et étais esclave à bord du navire appelé le Marie-Séraphique qui appartenait à Monsieur Gruel. Ce navire venait de Nantes, l'un des plus grands ports négriers français mais Bordeaux était aussi un grand port négrier.
En quelle année ? Le Marie-Séraphique atteignait la côte d'Angole afin de nous acheter, moi et mes camarades. Sur ce navire, oncomptait 37 hommes d'équipages. Parmi eux figuraient : 10 officiers majors, 5 officiers mariniers, 2 officiers non mariniers, 11 matelots, 8 novices et 1 volontaire. Leur moyenne d'âge était d'environ 27 ans. Il y a vait aussi trois chirurgiens à bord afin de vérifier régulièrement l'état de santé de l'équipage.
A bord, je n'étais pas la seule « marchandise ». On trouvait aussi des tissus commeles Indiennes ou les draps, des alcools comme l'eau de vie et le rhum. Il y avait également des armes parmi lesquelless se trouvent des fusils, des couteaux, des sabres... ou encore différentes sortes de métaux comme le plomb, le fer...
Il (qui?) embarquait toutes ces marchandises avant de se rendre dans mon pays, le royaume de Loango, qui s'étendait du Congo à l'Angola, en Afrique de l'Ouest. Pours'y rendre, le Marie-Séraphique naviguait, pendant environ trois mois, sur les eaux de l'océan Atlantique.
Arrivés en Afrique, les marchands européens nous traitaient avec violence, moi et mes amis qu'ils appelaient les « nègres » ou « captifs » ! C'était peut-être amusant pour eux mais, au contraire, nous, on était furieux (mot mal choisi) !!!
Une fois capturés, nous étions enchaînés etmaltraités. Par exemple, j'étais fouetté plusieurs fois car je ne marchais pas assez vite selon eux. Autour de mon col, ils me mettaient un bois mayumbu (= quoi?) et un collier de fer (dans quel but?).
Le roi du Loango nous échangeait, auprès des marchands européens, contre les produits de ces derniers. Pour se procurer des esclaves, le roi faisait la guerre ou organisait des razzias afin d'obtenirdes prisonniers de guerre mais aussi les personnes condamnés ???
J'avais été capturé à l'intérieur des terres puis avais marché jusque vers les côtes comme la plupart de mes camarades. Un marchand anglais était sur place, prêt à vérifier notre état de santé. J'étais avec mes deux amis proches et étais passé le premier. Cet homme m'avait ouvert grand la bouche pour m'ausculter. Il m'avait ensuiteétiqueté puis marqué au fer rouge sur la poitrine et, enfin, enchaîné afin de prévenir toute tentative de suicide. L'un de mes amis venait de passer mais le chirurgien ne l'avait pas pris car il supposait qu'il était malade. Il avait peut-être pas de chance parce qu'il était malade mais, au moins, il ne subirait pas les conditions de voyage que je subirais !!
Un chaloupe venait me conduire, moi etmes camarades, sur un navire négrier qui attendait dans le port. Les autres esclaves non embarqués nous regardaient en train d'être emmenés. Sur un marché public, on apercevait les autres esclaves dont l'un de mes amis qui attendait sa prochaine vente.
Le chirurgien était vraiment pénible !! A peine avais-je embarqué qu'il continuait à m'ausculter en m'ouvrant grand la bouche. Sur le navire négrier,si le chirurgien n'était pas là, le navire serait perdu = mal dit !
En effet, le navire risquerait de n'embarquer que des esclaves malades et, au final, lorsque le capitaine voudrait nous vendre en Amérique, il obtiendrait beaucoup moins de bénéfices. La présence du chirurgien est indispensable pour le capitaine !
Après que l'on m'ait examiné, on m'entraîna dans l'entrepont, là où est enferméela première partie de mes camarades, entassés les uns sur les autres. J'étais séparé des enfants, notamment des miens et de celles que l'on appelait vulgairement les « négrites ». J'étais avec les « autres pièces d'Indes » à l'avant de l'entrepont. J'étais vêtu d'un simple morceau de tissu afin de cacher mes parties intimes. Sinon, globalement, je suis tout nu afin d'éviter les transmissions de...