Ville nature

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  • Publié le : 4 juin 2011
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La ville se met au « vert » - Mensonge ou réalité –

« La société moderne a quitté le milieu naturel et vit dans l’artifice, il lui faut rétablir les conditions de la nature. » Le Corbusier, dans « Espaces verts et urbanisme », de Louis Soulier.

On peut remarquer depuis la fin du XXème siècle une « quête » de nature. Ce mouvement social est notamment remarquable par l’émergence des jardinsassociatifs et le succès des espaces verts comme le parc de la Villette. L’Homme par son rattachement « naturel » à son milieu de vie a un désir de nature. « La nature, qui constituait le cadre quotidien de l’homme, exerça sur eux une emprise indélébile… » De P. Bonnechere, dans « L’art et l’âme des jardins », Ed. Fond Mercater. Augustin Berque parle d’une « pulsion de retour à la nature »lorsqu’il expose son point de vue entre la ville diffuse et la ville compacte. Il parait évident que nous assistons à une période de retour à la nature, au paysage. Les citadins vivant dans un monde artificiel on un besoin de se ressourcer. Ce mouvement est d’autant plus important que nous sommes sans cesse rappelés à l’ordre avec l’apparition de nouvelles normes écologiques, de nouveaux labels, de loisvisant à respecter le milieu dans lequel nous vivons. La nature et le paysage se retrouvent ainsi au centre de l’actualité. Cependant « il serait terrifiant que les projets de paysages soient présentés comme des pistes vers une révolution de la ville. Le paysage n’est qu’une partie du territoire, une des approches qui contribuent à fabriquer la ville, même s’il se donne parfois comme une totalité.C’est le jardin sans la maison, la rue sans l’îlot. […] Il serait grave que le paysage soit instrumentalisé pour apporter des solutions toutes faites à des situations urbaines difficiles, voir pour faire accepter des réalités inacceptables. » (Chemetoff Alexandre, dans Penser la ville par le paysage, Ed. de la Villette, 2009, p.87) L’impact de cette pulsion sur les propositions de projets(architecturaux et urbains) se fait ressentir. Si on se penche sur des ouvrages exposant des projets urbains ou architecturaux, on peut remarquer une utilisation répétée de la couleur verte dans la représentation.

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Ceci est remarquable parexemple dans les ouvrages de présentation des concours Europan et ceci de manière exponentielle sur ces dernières années. Mais à quoi correspond exactement ce panel de la couleur verte, que l’on retrouve sur les photos-montages vendant les bienfaits d’un projet. Que se cache-t-il derrière cela ? De la végétation, la nature au sens large, … ? Est-elle là pour « rassurer », pour faire « bien » ? Cetteculture de la verdure ne représenterait t’elle pas un cache-misère pour résoudre les problèmes de la ville contemporaine ? Comme un effet placebo ? L’idée de ce mémoire est donc de se pencher sur la question de l’utilisation récurrente de ce « vert » dans la communication du projet urbain et architectural. Que se cache-t-il derrière ces belles images ? Mensonge ou réalité. C’est ce à quoi nousessaierons de répondre à travers ce travail de recherche. Dans un premier temps, en précisant l’évolution et le contexte actuel engendré par ce social « désir de nature ». Puis, dans un deuxième temps, en s’appuyant sur un travail d’analyse de projets réalisés. La démarche envisagée pour l’analyse des projets consiste à une enquête sur site et à des entretiens avec les architectes et/ou urbanistesayant réalisés ses travaux.

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Esquisse de plan
Introduction 1/ Un « retour » à la nature. A_ Désir de nature : phénomène social contemporain. -lien entre l’homme et son milieu -souhait de mieux habiter la ville B_ Le paysage : un enjeu politique. -dû à une demande publique élevée, le paysage entre dans le débat politique C_ Omniprésence du «...
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