Villechaise dupont

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  • Publié le : 4 mars 2010
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La question de départ qui est ressortie de notre observation de terrain et des diverses rencontres sur le quartier de Félix Pyat est la réhabilitation du parc Bellevue. Cette cité depuis les années 80 a été sujette à un Programme National de Rénovation Urbaine et a fait l’objet d’un plan de Sauvegarde qui apour objectif de restaurer une vie citoyenne dans un ensemble immobilier dégradé. Parailleurs ce quartier est un quartier défavorisé « hors norme » comme on a pu l’entendre dire, ce qui m’a amené à réfléchir sur la caractérisation d’une population précaire, et de l’impact du cadre de vie et de l’environnement sur les habitants.
Afin de répondre à mes questionnements j’ai choisi de prendre comme référence le livre « Amère banlieue, les gens des grands ensembles » Paris : Grasset,2000 (partage des savoirs) écrit par Agnès Villechaise-Dupont.
Agnès Villechaise-Dupont est maître de conférence en sociologie à l’université de Bordeaux II et hormis cet ouvrage elle a publié de nombreux articles. Elle travaille actuellement sur différents thèmes de recherche qui sont : « habitants des villes et de leurs périphéries face à la démocratie de proximité, les constitutions du sujetdémocratique » et « polarisation sociale de l’urbain et offre publique de sécurité dans l’agglomération bordelaise. »
Ce livre « Amère banlieue » donne une approche sociologique des catégories défavorisées Bordelaises.
A travers son ouvrage l’auteur à d’une part essayé de comprendre quelles étaient les caractéristiques sociologiques des populations « pauvres » à partir d’une observation deterrain en comparant deux quartiers défavorisés de Bordeaux ; et d’autre part a mené une réflexion portant sur les politiques sociales afin de répondre à certaines problématiques des grands ensembles.
La manière d’habiter un quartier est différente selon l’endroit ou l’on se trouve mais aussi selon les gens qui y habitent.
La banlieue des Hauts de Garonne souffre d’une mauvaise réputation :insécurité, délabrement du bâti… On y ressent un certain mépris de la part des autorités publiques et unrejet de la société de consommation.
Face à ces maux,les habitants adoptent ainsi une forme de résistance individuelle dans ce système de contraintes. « En effet l’enjeu en est non seulement d’échapper à la contrainte économique, mais aussi de développer envers et contre elle une image de soiacceptable »
(p 162) . De ce fait, les habitants mettent en exergue des stratégies, des tactiques pour obtenir l’aide sociale et utilise l’économie souterraine pour pallier à leur manque de revenu.
De plus, l’absence de communauté populaire amène les habitants à se démarquer de leurs voisins. Ils se retirent dans la sphère privée pour préserver leur dignité humaine. La cellule familiale joueainsi un rôle primordial dans les relations mais peut aussi engendrer un repli sur soi, un isolement qui peut nuire à la personne en tant que telle.
A l’inverse, dans le quartier de Saint Michel, situé en plein cœur de Bordeaux, la solidarité est forte malgré les problèmes de précarité tels que le chômage. « Favorisant les ressources de l’entre soi ethniques tout en évitant la fermeture descommunautés immigrées sur elles-mêmes Saint Michel permet alors le développement de l’identité collective ». (p 240) L’auteur s’applique à dire qu’il existe une certaine prégnance du quartier sur les habitants, un réel sentiment d’appartenance où les communautés ethniques se mélangent.
Cependant cette idée semble être menacée par le plan de réhabilitation où l’identité locale paraît être remise encause par les transformations du quartier telles que l’aménagement de la place et des voiries qui paraissent inadaptées aux habitants. L’auteur dénonce « qu’elles abîment le cadre de vie mais aussi l’âme du quartier ».( p 262)
En outre, les personnes vivant à Saint Michel malgré les résistances individuelles similaires à celles des habitants des Hauts de Garonne affirment de manière plus...
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