Villes et nouvelles dynamiques urbaines (diversité des régions françaises)

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Villes et nouvelles dynamiques urbaines (diversité des régions françaises)

La France se caractérise par une capitale mondiale qui écrase le reste de la hiérarchie urbaine et d’autres métropoles qui ont une influence limitée. La faiblesse relative du réseau de ville intermédiaire est à l'origine d'une trame urbaine relativement éclatée sur le territoire surtout par rapport aux pays de ladorsale européenne. L'évolution du système productif a favorisé une métropolisation accélérée mais l’essor des activités de haute technologie concerne surtout l'Ile-De-France alors que les petites villes ont tendance à s'étioler en même temps que certaines régions rurales se dépeuplent. De plus on constate un découplage croissant entre le dynamisme économique des aires métropolitaines et celle du restede leur région qui souvent ne participent pas à ces dynamiques. Comment s’exprime l’influence de ces aires métropolitaines à l’échelle nationale mais aussi européenne ?

I: Une métropolisation accélérée face à la France du vide

Le poids démographique et la concentration des fonctions décisionnelles ont contribuées à renforcer sa place internationale qu’occupe l’agglomération parisienne.A: L'agglomération parisienne: Une capitale nationale au rayonnement mondial

La région parisienne est la région la plus peuplée de l'espace français mais aussi le plus important marché du travail et de consommation du pays. Son PIB figure parmi les plus élevé de ceux des régions européennes. La notoriété de Paris fait de l'agglomération une métropole d'envergure mondiale c’est ce que l’onappelle une ville globale. Elle concentre le pouvoir économique et financier et est à l’origine de plus de 30% du PIB national, 23% des emplois nationaux et 17% de la population française.
De plus, elle regroupe les prestigieuses grandes écoles comme polytechnique, HEC, treize universités sans compter celle des villes nouvelles. 28% des étudiants français étudient en région parisienne. Le potentiel derecherche demeure concentré en Ile-de-France malgré une évolution vers une plus grande délocalisation. Son rayonnement mondial s’étend sur le plan culturel, son patrimoine culturelle attire chaque année environs cinquante millions de touristes, mais aussi économique en effet elle est le premier pôle européen de production. La région concentre surtout les fonctions tertiaires dans une perspectiveinternationale, en offrant une grande capacité d'accueil avec plus de vingt-cinq millions de m2 de surface de bureau dans Paris et sa première couronne et accueil de nombreux chercheurs étrangers. La région représente un nœud stratégique de communication au niveau mondial grâce avant tout à sa position centrale en Europe.

B: Les dynamismes et pouvoirs décisionnels des métropoles régionalesDepuis le début des années 1990 un rééquilibrage s’est opéré entre l’agglomération et les métropoles régionales qui se traduit par l'évolution de la population francilienne. L’expansion métropolitaine s'est aussi traduite par l'aménagement et la construction de pôles périphérique constitués pour certain cas autour de campus universitaires (Villeneuve d'Ascq et Grenoble), ou autour de zonesd'activités associées à des plates-formes logistique (Est de l'agglomération lyonnaise).Cette attractivité est à l'origine d'un renforcement de leur fonction décisionnel et de commandement et s'est accompagnée du phénomène de périurbanisation. Elle a concerné la plupart des grandes métropoles régionales françaises à différents degrés.

C: Dépeuplement d'espaces intermédiaires alimente le processusde monopolisation

Tout se passe comme si les grandes métropoles absorbaient les grands dynamismes régionaux dans un rayon de 50km. Les principales victimes sont des régions qui ne disposent que d'un faible tissu urbain et aux espaces ruraux dominants c’est à dire les régions situées sur la diagonale du vide. L’affaiblissement du réseaux des petites et moyennes villes (ex : Champagne-Ardenne)...