Violence et arts martiaux

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  • Publié le : 6 juin 2011
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Collomb DIF 2009

Magali Ligue Dauphiné Savoie

Question n°4

Sujet : En vous appuyantsur les données historiques des arts martiaux, donnez votre opinion sur la contribution que peut apporter votre discipline au problème de la violence.

Il est difficile d’évoquer les données historiques du Nanbudo. Il est une synthèse de différents arts tels que le Karaté et l’Aïkido, sans parler de l’influence philosophique. Le karaté lui-même est une synthèse, il faudrait pour cela partirde son commencement même, de l’Inde, à la Chine jusqu’à Okinawa puis au Japon. Sans oublier également les tous premiers arts japonais, l’apparition des samouraïs avec le début des écoles de sabres. L’objectif ici est de comprendre en quoi l’idée de violence est ancrée dans le patrimoine des arts martiaux, puis surtout comment cela a évolué. Comment les arts martiaux sont-ils passés d’une méthodedéfensive à une méthode de réalisation personnelle. Et finalement quel peut-être le rôle des arts martiaux face au problème de la violence.

Il serait aisé de se perdre en parlant de la genèse des arts martiaux. Mais un peu d’histoire permet tout de même de situer le contexte dans lequel les arts martiaux ont évolués. En effet depuis la nuit des temps et ce dans toutes les cultures, nousretrouvons des traces d’arts indigènes, du pancrace au kalaripayat. Certains de ces arts sont de simples sports, tandis que d’autres de véritables disciplines martiales. L’adjectif martial, induit lui même l’idée de violence, puisqu’il est dérivé du nom du Dieu Mars : dieu de la guerre. Les arts martiaux consistent le plus souvent à l’enseignement d’une technique de combat et à la maîtrise de soi.Certaines légendes prétendent que le concept des arts martiaux aurait été importé en Chine vers 520 par Bodhidharma. Un moine issu d’une famille appartenant à la castre des guerriers, venu diffuser la parole de Bouddha. Il aurait atteint une des cinq montagnes sacrées de chine où avait été bâti auparavant le temple de Shao Lin. Après neuf ans de méditation, non loin du temple, les moinesl’auraient enfin accueilli. Les trouvant frêles, et affaiblis par toutes les heures de méditation, il leur enseigna des exercices de respiration, et des techniques martiales pour renforcer le corps et se défendre contre les éventuels brigands. Cependant, les premières traces de combat en chine remonteraient environ trois mille ans avant J-C, ces techniques codifiées venaient de L’Inde et d’une forme prochedu Kalaripayat, un art associé aux mouvements des animaux et aux pratiques médicinales. Les lieux d’entraînements du Kalaripayat étaient situés à proximité des temples, espaces sacrés où les règles ressemblaient à celle des dojos. Plus tard en Chine, les moines de Shao lin aident l’empereur à lutter contre les attaques rebelles. La boxe de Shao lin est à son apogée et des centaines de moines sontà la tête de campagnes militaires. Des lors les pratiques martiales étaient au service de la guerre et ce dans un but défensif
Au Japon, les premiers guerriers furent les Bushis (de 300 à710). Un des premiers arts martiaux japonais est le Kendo dont l’origine remonte à cette époque. Les Bushis étaient armés d’arcs et d’épées, ils étaient rudes et brutaux. L’introduction du bouddhisme zen pardes moines partis étudier en Chine fut très appréciée par les bushis. Le zen leur offre un nouveau comportement, ils intègrent une part artistique et spirituelle dans leur vie. Ainsi, ceux ci endossent le terme de samouraïs avec une idéologie qui leur est propre. C’est ainsi que se dessine peu à peu le Bushido ; la voie du guerrier, qui inspira plus tard le code d’honneur de différentes...
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