Violence faites aux femems

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  • Publié le : 30 mars 2011
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L’histoire de la science pensait Kuhn, n’est rien d’autre que le changement de paradigme, leur succession1. Il s’agit plus explicitement de l’histoire de la naissance, de la structuration, du développement et de l’essoufflement du paradigme. Selon l’Encyclopédie philosophique universelle, le terme « paradigme », qui vient de « paradeigma », a toujours une fonction ironique, parfois mêmepolémique, et permet de découvrir sur un sujet de moindre importance le genre ou la structure d’une réalité complexe2. Aussi, ce mot « paradigme » a été utilisé de façon surabondante de la fin des années 1980 à la fin des années 1990 en entreprise. On parlait de « nouveau paradigme » ou de « changer de paradigme », notamment pour donner un aspect fortement novateur à un projet. Dans ce contexte,« paradigme » peut être considéré comme un buzzword, c'est-à-dire un mot prestigieux visant à intimider l'interlocuteur3.
Il en ressort donc que le paradigme n’est rien d’autre que la vision du monde à un moment donné, la conception du monde propre à une époque donnée de l’histoire4. Cette vision ou conception du monde propre à un moment donné est dictée, sous-tendue et partant, liée aux déterminations d’uneépoque de pensée, liée aux déterminations économiques que vit un peuple, liée enfin aux déterminations aussi bien politique, sociale que morale que vit la société dans un espace précis et à un temps donné.
C’est donc, à n’en point douter, au sein d’une société dynamique, au sein d’une société qui change, que naît et vit le paradigme, traînant avec lui une charge sémantique, politique, économique,éthique, qu’il convient d’analyser avec précision pour en déceler la pertinence, le message, la portée pour la vie de la société dans laquelle il a jailli. C’est bien évidemment dans ce sens que nous pouvons comprendre la naissance du terme Malewa ici en République Démocratique du Congo. Comme mentionné plus haut, ce terme  Malewa  que nous pouvons comparer sans souci à un paradigme, est né ici enRDC dans un contexte précis, à un moment donné de l’histoire, et traduit de ce fait, sinon la vie concrète du peuple, du moins la qualité de la vie que mène la population congolaise, ou une partie assez majoritaire de cette dernière. Ce terme Malewa a donc sans doute un message à nous transmettre. Et pour bien saisir le message en question, la nécessité s’impose de pénétrer le terme qui faitl’objet de notre étude, d’entrer plus p^profondément au cœur de ce concept, pour en découvrir le sens et la pertinence, et partant, une leçon pour nous aujourd’hui. Dans le but d’analyser tous ses contours, ou mieux un e grande majorité, nous nus proposons dans un premier moment, de commencer par une brève définition du mot Malewa, et de son évolution. Dans la deuxième phase, nous allons, autant quefaire se peut, étudier les mobiles qui ont poussé à la naissance de Malewa. Enfin, nous allons essayer d’analyser quelles peuvent être les leçons, ou pour ainsi dire, les interpellations que nous lancent ce paradigme, si nous nous convenons de le qualifier ainsi.

La situation de l’Afrique, surtout depuis les indépendances des années 60, lui a imposé un style de vie, au point le bonheur pour ellesituerait, non pas la recherche d’une vie aussi luxueuse que celle de l’Occident (projet qu’elle est d’ailleurs incapable de réaliser pour le moment), mais dans le fait de se contenter de ce dont elle dispose5. Ainsi, la grande majorité des personnes, ne pouvant vivre au-delà de leurs moyens, se sentent contraintes de faire avec que ce l’on a souvent appelé ‘les moyens de bord’, c’est-à-dire plusprécisément avec le minimum nécessaire, qui se trouve à leur disposition. Cette situation que vit quotidiennement l’africain ou du moins la majorité, s’est fait remarqué avec acuité dans pratiquement tous les secteurs de la vie de l’homme, surtout celui de la nutrition, comme nous le montrerons mieux plus loin. Ce dernier, ne pouvant plus manger à son aise, se sent obliger de se battre...
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