Violence schollaire

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  • Publié le : 30 avril 2011
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La violence schoolaire

« L'élève est au centre de l'action éducative », insiste l'article 2 de la loi d'orientation 2002.
Un enseignement obligatoire et surtout gratuit mis en oeuvre intégralement en 1989, une pédagogie de réussite, un certain confort pédagogique (des classes moins chargées), des enseignants minutieusement sélectionnés, sont des mesures qui visent à garantir les chances dela réussite scolaire ,Cependant, contrairement à ce qu'on attendait, les résultats ne sont pas à la hauteur de toutes ces mesures . Echec et violence scolaires ne sont plus, malheureusement, des exceptions mais plutôt un sérieux problème qui nous pousse à s'interroger sur le futur profil de l'enseignement
L'actualité revient régulièrement sur les violences à l'Ecole, à l'occasion d'incidentsplus notables. Faisons le point, prenons le temps de construire notre reflexion autour de ces question :
quels sont les cause ? les faits ? Les reactions et pour finir les solutions
1 ] les causes de la violence schoolaire
Elles sont bien entendu multiples. Nous en proposons quelques unes qui ont fait croitre le phénomène :
a) une societé en quette de repère
b) une justice des mineurinadapté
c) la demagogie
d) une politique de non integration des imigré
Une société en quête de repères
Beaucoup d'observateurs considèrent les évènements de Mai 68 comme le déclencheur d'une perte de repères dans la société. C'est un peu schématique car cette évolution n'est pas une exception française.
"Il est interdit d'interdire" est un slogan qui a certainement contribué à dissoudre la notionmême d'autorité jusque dans les écoles. Cependant, les espoirs mis dans l'évolution technique de nos sociétés peuvent aussi expliquer un intérêt croissant des personnes pour le bien-être matériel, mettant de côté la quête du bien-être spirituel. D'où le peu d'intérêt que peuvent représenter les lieux d'acquisition du savoir pour des jeunes qui mettent leur espoir davantage dans le fait d'avoirque dans celui d'être.
Le peu de temps passé à comprendre ce qui fait l'homme explique le manque de repères chez beaucoup de nos concitoyens. La multiplication des ouvrages sur l'éducation et leur diffusion très large montrent que de nombreux parents ne savent pas ce qu'il faut faire pour que leurs enfants soient heureux.
La France possède le triste record de suicide des jeunes. Le mal-être estcroissant chez ces jeunes qui réclament des valeurs et des repères à une société peu capable de lui en donner, car trop relativiste pour se croire autorisée à les transmettre. A chaque jeune de se construire ses propres valeurs, dit-on.
Tout mal-être produit une forme de violence. Violence contre soi-même et c'est le suicide, violence contre les autres et c'est la délinquance. Soyons donc rassurésde ces violences externes : c'est un moindre mal. Mais c'est aussi un appel, comme le signale Jean-Marie Petitclerc, éducateur spécialisé à Argenteuil (Le Figaro, 27/01/2000) : "On a tendance à dire que les jeunes manquent de repères, de valeurs. Mais quels repères, quelles valeurs veut-on leur donner ? Il existe un silence total sur tout ce qui peut donner sens à la vie et rappeler qu'on ne doitpas agresser ou tuer pour des biens de consommation".
Reconstruire ces repères est un long travail. Mais, en sommes-nous vraiment capable dans la mesure où il nous est devenu difficile de croire qu'il puisse y avoir une vérité absolue sur l'homme, que l'on puisse s'entendre sur ce qui est bien et sur ce qui est mal ?
Une justice des mineurs inadaptée
Les délinquants sont de plus en plusjeunes. Des enfants peuvent montrer des comportements très violents dès l'âge de 10 ans. Face à ces pré-adolescents, la justice n'a aucun recours.
Cela est si vrai que les altercations qui se terminent quelques fois par la mort d'un jeune sont le plus souvent le fait de jeunes délinquants multi-récidvistes. Il suffit de lire le récit des actions du tueur de Nicolas Bourgat dans le livre qu'a écrit...
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