Vitesse ou lenteur ?

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  • Publié le : 20 mars 2011
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Hedges 17/02/11
Gaëtan
6 E

Vitesse ou lenteur ?

Dans des faits précis comme dans la vie de manière générale, une question, un choix s’impose à l’ Homme : Vitesse ou lenteur ?
Dans laquelle de ces deux options l’Homme trouve-t-il le plus d’intérêts ?
Il s’agirapour moi, ici, de défendre la lenteur car, bien que j’expliquerai plus loin l’idée d’un compromis, celle-ci est ce qu’il manque actuellement à une société harmonieuse..
Je m’attarderai également à une petite remise en question de notre monde à ce sujet..
Essayons de passer au dessus des clichés bien connus de l’homme d’affaire pressé au téléphone même en vacances( représentant la vitesse) etdu jeune contemplatif fainéant qui « n’arrivera à rien dans la vie » (représentant la lenteur) pour nous concentrer sur cette question de société qui, qu’on le veuille ou non, influera sur notre existence.

Premièrement, la lenteur permet une meilleure perception du monde qui entoure l’Homme.
Les nombreux détails et curiosités simples mais fascinants du quotidien auxquels on oublie quetrop souvent de prêter le moindre regard permet pourtant de garder une partie de son âme d’ enfant, ce qui est source de jeunesse et un remède contre la sénilité. La lenteur permet une plus mûre réflexion de nos choix. Qu’il s’agisse de choisir le meilleur pamplemousse au marché du village ou de choisir son conjoint/sa conjointe pour la vie(si c’est à cela que l’on se destine..). Du temps pour soigénère une meilleure écoute de ses envies. Lorsque aucun ou en tous cas moins d’empressement ne vient parasiter la réflexion, l’esprit élimine la possibilité d’un choix « vite fait bien fait » qui n’a pour seul avantage que le fait d’être vite fait, justement. Mais était-ce le but premier de la réflexion ? En écoutant le monde qui nous entoure avec la patience nécessaire, on ne délaisse pas lespersonnes à qui l’on tient et qui tiennent à nous. On ne privilégie pas les choses que le mouvement (vitesse) perpétuel de la société nous pousse à faire ; on suit et fait d’avantage ce que l’on aime le plus, notre volonté intrinsèque..
C’est cette volonté que l’Homme moderne n’écoute pas assez, car trop pressé. Il doit l’écouter sans pour autant basculer dans un stupide assouvissement de pulsionsanimales.

Ensuite, j’aborderai le sujet de « la rentabilisation ».
La rentabilité est souvent une qualité attribuée à la vitesse. Cela peut-être vrai dans le court terme. « On jouera plus vite à la console si on finit vite la vaisselle.. » peut se dire un enfant. Et à raison ! Mais à une plus grande échelle, l’échelle d’une vie humaine, c’est une autre histoire. En effet, n’entend-onjamais parler de la crise de la cinquantaine ? Cette crise (qui n’est pas anodine) est due essentiellement à des regrets : « Au final, qu’ai-je fait ? », « Je me suis concentré sur mon travail en délaissant mes relations en dehors.. », « Si je pouvais revenir en arrière, je ferai autrement ! » . Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. Dans la vie et dans les choix c’est pareil ! Une suiteinnombrable de moments gâchés par un soucis de manque de temps, parce que l’on ne prend pas le temps. Notre monde vente les bienfaits de la vitesse, très bien. Mais où est la limite ? La plupart des gens sont pris dans un engrenage, un train fou de précipitation qui les empêche de réfléchir correctement, à tête reposée, en prenant le temps de prendre leur temps ; qui les empêche de faire les bonschoix pour suivre leur propre chemin, celui de leur bonheur et non celui imposé implicitement par la société.
Le souci d’une constante rentabilisation du temps a comme faiblesse que l’on remet toujours à plus tard : « l’instant de bonheur », « l’état de plénitude » ou encore « quand je serai cool », « quand je serai pensionné », « quand j aurai payé mes dettes », etc. La lenteur permet de...
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