Vivalife

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  • Publié le : 22 mars 2010
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Nous dédions ce travail de mémoire à l’intention de Mr John Edward Tang.
(Ecrivain; Poète; Conférencier en COACHING management).

Nos sincères remerciements vont à l’endroit de nos Parents :

DOS REIS BORGES PEDRO EURICO CALVAO.
BORGES FILOMENA CARDOSO LOPES IMPERIAL.

Aussi nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont supervisés :

Surtout avec la collaboration de TIA VEHI PASCAL& KOUASSI AKE

La Micro finance qui se définit par l'offre de services financiers (épargne, crédit, assurance, etc.), à destination des plus pauvres. S’adresse à des personnes à faible revenu, n'ayant pas accès aux institutions financières classiques et sans activité salarial régulière.

Elle existe depuis sous la forme de pratique ancestrale des susus au Ghana, des CHIT FUNDS en Inde, desTANDAS au Mexique, des CHEETU AU SRI LANKA, des MERRY-GO-ROUNDS au Kenya, des tontines dans les pays d'Afrique de l'Ouest, des PASANAKU en Bolivie ….

De la même façon, il y eut Lorenzo Tonti8 appelé en France en 1653 par Mazarin, puis Jonathan Swift a qui l'on doit, a l'aube du XVIIIe, le développement d'un système mutuel de crédit dont allait bientôt bénéficier près de (20%) de la populationirlandaise au milieu du XIXe siècle.

C'est a cette époque et jusqu'a la fin du XIXe que d'autres mécanismes de la « finance sociale » voient le jour, d'abord en 1870, en Allemagne, sous l'impulsion de FRIEDRICH WILHELM RAIFFEISEN qui met au point des services a destination de la population et des petits entrepreneurs ruraux, puis très vite en Indonésie, où voit le jour en 1895 la puissante BRI(BANK RAKYAT).

Ces premiers balbutiements de la micro finance se propagent ensuite en Amérique Latine sous forme d'investissements (début du XXe) dégénérant peu a peu en étatisme forcené (milieu du XXe).

Les années 70 sont ensuite celles de l'expérimentation qui conduiront peu a peu a la naissance de structures informelles de plus en plus spécialisées : c'est l'émergence des IMF (Institutionsde Micro Finance), dont l'évolution dans les années 80 et 90 a permis le passage de la seule offre de micro crédit a une micro finance multiforme.

C'est l'aventure qu'ont ainsi suivie la GRAMEEN BANK dès 1983 au Bangladesh (dont la création, pionnière en la matière, a motivé celle d'autres établissements bangladais : la BRAC, l'ASA ou l'influent centre pour le développement humain : PROSHIKA).Nous comptons également l'Inde dès 1972 avec une banque coopérative (SEWAB ou SELF-EMPLOYED WOMEN ASSOCIATION BANK) ; le Brésil (ACCION INTERNATIONAL) qui inspirera la création de BANCOSOL dès 92 en Bolivie.
L’objectif proclamé lors du premier sommet en 1997 était d’accorder des crédits à “100 millions de familles parmi les plus pauvres du monde, particulièrement les femmes” avant 2005.Objectif atteint et confirmé puisque la micro finance est devenue un enjeu mondial du développement, un outil incontournable dans la lutte contre la pauvreté, notamment contre “l’apartheid bancaire” (selon MUHAMMAD YUNUS « Fondateur de la GRAMEEN BANK »), au point que l’ONU ait décrété 2005 “année internationale du micro crédit”.

A la suite du succès et de l’institutionnalisation de la GRAMEENBANK, programmes internationaux, banques mutualistes, associassions, ONG humanitaires ou de développement se sont lancés dans la micro finance. Le désengagement de l’Etat ainsi que la préférence accordée au secteur privé et aux financements locaux ont contribué à l’essor des institutions de micro finance .

Bien que cela soit des plus avant coureurs, un paradoxe général de gestion auquel une IMFsemble être confrontée subsiste celui de vouloir concilier sa mission sociale première (soutenir les exclus de système bancaire -ou d’assurance- classique) à une “obligation” de pérenniser son action ; ce qui implique souvent des objectifs d’efficience, voir de rentabilité.

En ce début du IIIème Millénaire, elle est perçue non seulement comme un outil générateur de richesse, mais aussi comme...
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