Vma et vo2max

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  • Publié le : 15 avril 2010
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a) Vitesse Maximale Aérobie et VO2max

L’accroissement du VO2max intervient lors de l’entraînement d’un sportif d’endurance (comme le ski fond).
Effectivement, le VO2max étant la consommation maximale d’oxygène, c’est la filière aérobie qui est sollicitée, l’individu effectue donc un effort prolongé.
On dit que le VO2max est atteint quand l’athlète évolue à une vitesse appelée VitesseMaximale Aérobie (VMA), comprise entre 8 et 24km/h et qui peut être soutenue durant 4 à 8 minutes. (cf. 24)
Il est important qu’un sportif connaisse sa propre VMA car elle est utilisée comme référence durant l’entraînement.
En effet, il faut savoir que si l’athlète évolue à une vitesse plus élevée que sa VMA, son organisme transformera l’énergie par la voie anaérobie car le VO2max étant atteint,l‘organisme se voit obligé de faire appel à une filière qui n‘utilise pas d‘oxygène. (cf.24) Or la voie anaérobie qui sera ensuite employée fait intervenir de l’acide lactique et sons accumulation provoque des crampes et fatigue l’individu.
En augmentant sa Vitesse Maximale Aérobie par l‘entraînement, on retarde la production d’acide lactique et l’individu bien entraîné peut donc évoluer à une vitesseélevée sans ressentir beaucoup de douleurs durant l’effort. Aussi, il augmente la durée faisant intervenir la voie aérobie, c’est pourquoi la consommation d’oxygène et le VO2max évolueront.
Travailler sa VMA pour la faire accroître fait donc progresser le VO2max. Les muscles sont alors mieux approvisionnés en oxygène et peuvent fournir des efforts plus soutenus.
Donc, s’entraîner en utilisantsa VMA comme référence permet à l’athlète d’effectuer un effort d’endurance d’une part en produisant le moins d’acide lactique possible et d’autre part en fournissant davantage d‘oxygène aux muscles. Ainsi, de meilleures performances seront réalisées.
En conséquence, pour réaliser ces bonnes performances, l’athlète entraîné doit évoluer à une vitesse proche de sa VMA mais ne pas l’atteindre nila dépasser car cette vitesse ne peut pas être tenue longtemps et quand elle est dépassée, l’organisme produisant de l’acide lactique, notre athlète ressentira des douleurs.
C’est ainsi qu’un individu sédentaire (non entraîné) sera vite essoufflé lors d’une course d’endurance. Effectivement, n’ayant pas augmenté sa VMA par l‘entraînement, celle ci sera vite atteinte et la voie anaérobie lactiqueentrera en jeu rapidement. De plus, comme sa VMA sera faible, son VO2max le sera également et les muscles seront peu approvisionnés en oxygène. Donc, pour ne pas être essoufflé et terminer sa course, cet individu devra courir à une faible vitesse.
Nous pouvons enfin souligner que la VMA et l’accroissement du VO2max n’interviennent pas dans certaines situations.
Par exemple, lors des sprint de100 mètres, l’énergie nécessaire pour ce type d’effort ne sollicite pas la voie aérobie car elle se trouve déjà en grande partie dans les muscles et s’utilise en mode anaérobie, donc sans apport d’oxygène.
En résumé, un effort durant moins de 100 secondes s’effectue par la filière anaérobie et pour un effort plus long, l’athlète sollicitera la voie aérobie ainsi que l’anaérobie pour un travaild’intensité supérieur à la VMA de cet individu.


(cf. 32)
b) Décomposition d’un effort d’endurance (nécessitant un important VO2max)

Tout d’abord, quelque soit le type d’effort musculaire et la filière employée, l‘adénosine triphosphate(ATP) entre en jeu. Cet acide aminé est nécessaire pour que l’organisme puisse utiliser l’énergie dont il dispose grâce à ses réserves énergétiques.
Pourcela l’ATP capte cette dernière et la libère sous forme d’énergie que le muscle peut utiliser. Ce travail de transformation est effectué grâce à des enzymes.
Décomposons les mécanismes intervenant pendant une course d’endurance.
Tout d’abord, durant les premières secondes, c’est la voie anaérobie qui est sollicitée. En effet l’organisme se sert des réserves d’ATP déjà présentes dans...
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