Voltaire, avis sur ses propos.

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  • Publié le : 21 septembre 2011
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« Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. », telle est la phrase que nous pouvons lire dans l’article 10 dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Au cours d’une discussion dans un café, Voltaire a dit : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je ferai toutmon possible pour que vous puissiez le dire. » Nous allons, au cours de cette dissertation, donner notre avis sur son propos. Dans un premier temps, nous verrons que c’est un droit d’expression, ensuite qu’il doit y avoir une obligation de censure et enfin, qu’il s’agit de droits à ne pas outrepasser.
Le droit d’expression. C’est un droit qui doit être donné à tous et par tous. Il s’agitd’exprimer ses pensées, ses avis, ses mécontentements, ses joies, sans n’y avoir rien à redire. Au moment où Voltaire dit ce propos, la France est encore sous la direction d’un roi et subit toujours un régime monarchique. Les Philosophes des lumières étaient contre la suprématie du roi, et voulaient donner au peuple l’occasion de se faire entendre et d’être reconnu. Argumenter sur un propos qui nous déplaîtest une forme de force, trouver les arguments pour contrer les propos de l’adversaire est une forme de force. Dans La Colonie, de Marivaux, nous pouvons voir la détermination qu’a Madame Sorbin, face à son mari, Monsieur Sorbin, qui souhaite être traitée, non pas comme une « petite servante » mais comme une femme, une vraie femme, qui a ses idées, ses opinions et qui souhaite les exprimer, elleet toutes les autres femmes dans son cas. Nous pouvons voir que le mari manque cruellement d’arguments pour contrer son épouse, ce serait-ce pas là, une forme d’expression véritable ? La femme désarme l’homme avec ses arguments. Ne pas laisser aux autres les droits de s’exprimer librement est un acte de cruauté et de rabaissement. Ne sommes-nous pas censé être tous égaux ? Nous devrions avoiralors, tous les mêmes droits. C’est ce que Voltaire défend dans son propos, même si celui-ci révèle un paradoxe, pourquoi un individu aurait besoin de Voltaire pour pouvoir défendre son idée ? Peut-être qu’à l’époque de Voltaire, le roi ne l’avait pas encore comprit…
Même si l’expression est un droit suprême, à la base de tous les droits, il doit nécessairement ne pas être utilisé à tort.
Lacensure. C’est une action qui coupe certains dires (ou certaines actions) d’un individu jugées trop abusives pour l’humanité ou pour un Etat. La censure pourrait être considérée comme un manque de liberté. Mais ça n’en ai pas un. Réfléchissons, si la censure ne serait pas là pour nous rappeler à l’ordre lorsque nous dérapons, que serions-nous ? Des machines de guerres ? Des êtres robotisés nous entretuant les uns et les autres ? Cette compréhension de la censure, n’a pas été acquise par tous, en vue des nombreux conflits internationaux. Sans cette censure, la population se croirait tout permit, réinstaurant ainsi, indirectement, l’abolition du droit d’expression. Nous pouvons voir dans Mélanges, pamphlets et œuvres, de Voltaire, justement, que l’apparition de « Femmes, soyez soumises à vosmaris » va rendre la maréchale de Grancey complètement « rouge de colère » (l.1), pouvant supposer qu’elle prépare quelque-chose pour dénoncer les Epîtres de Saint-Paul, qui aurait mérité selon elle, probablement, une censure. Ce qui va déclencher une sorte de manifestation. Voici là, un exemple de ce que l’excès d’expression peut produire si jamais la censure n’est pas là pour l’en empêcher. Voltairene semble pas vouloir être censuré et semble vouloir défendre les idées de son interlocuteur à l’extrême vue qu’il dit « je ferai tout ce que je pourrai », preuve de vouloir dépasser les autres, de vouloir forcer les autres à entendre les idées de son interlocuteur, révélant alors une certaine hypocrisie. Car le principe d’un philosophe n’est-t’il pas de, quand même, respecter les autres ?...
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