Voltaire critique le fanatisme religieux et le manque d'esprit critique

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  • Publié le : 23 janvier 2011
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Commentaire composé

Question :

Les deux textes étudiés sont Contes publié en 1766 et Memnon édité en 1748 de Voltaire.

Ces deux textes contiennent chacun une thèse différente de l’autre. Dans Contes, Voltaire dénonce l’incompétence des dirigeants comme « le dictateur ». Dans Memnon, il soutient la thèse que personne ne peut acquérir la perfection dans tous les domaines et par conséquentque personne n’est infaillible avec «  Aussi impossible, lui répliqua l’autre que d’être parfaitement habile, parfaitement fort, parfaitement puissant, parfaitement heureux. »
Dans ces textes, Voltaire, afin de faire passer sa thèse, utilise l’ironie comme moyen d’argumentation. Dans le texte des Quinze Vingt, le type d’ironie ressortant le plus est la logique absurde consistant à relier unecause donnée et une conséquence sans rapport avec elle par exemple « il n’appartient qu’aux sourds de juger de la musique ». Alors que dans le texte de Memnon, il emploie la caricature poussée qui permet d’avertir le lecteur par une énormité du propos ou son caractère franchement ignoble avec « le projet d’être parfaitement sage ». Part ailleurs, Voltaire dénonce aussi le pouvoir de la religion enénumérant quelques péchés capitaux tels que «  je serai toujours sobre », « je n’aimerai jamais de femme »

Voltaire emploie l’ironie comme forme d’argumentation indirecte.

Commentaire :

Voltaire, écrivain français du XVIII ème siècle, publie en 1766 Petite Digression au moment où il s’installe à Ferney. Il mène un combat tous azimuts contre l’obscurantisme de l’église et des pouvoirspolitiques. Dans ce texte, il décrit l’harmonie au sein d’un groupe d’aveugle hébergé au quinze vingt, hospice parisien, jusqu’au jour où l’un des membres de la communauté va instaurer la discorde.
À travers le récit de cette querelle, comment Voltaire va-t-il critiquer le fanatisme religieux et le manque d’esprit critique ?
Dans un premier temps, nous analyserons la simplification et l’ironie auservice de l’argumentation pour enfin développer la critique des certitudes et du fanatisme.

La structure du texte est simple : il s’agit d’un récit en prose divisé en trois parties avec une situation initiale décrivant l’harmonie au sein d’un groupe d’aveugles fonctionnant selon les principes de la démocratie, « ils étaient tous égaux, et que leurs petites affaires se décidaient à la pluralité desvoix », un élément perturbateur en la personne d’un aveugle nommé le dictateur qui veut se distinguer des autres et prendre le pouvoir en affirmant en connaître davantage, « un de leurs professeurs prétendit avoir des notions claires sur le sens de la vue ». Enfin, la situation finale marque le dénouement et la résolution du conflit « la concorde ne fut rétablie que lorsqu’il fut permis à tous lesQuinze-Vingts de suspendre leur jugement sur la couleur de leur habit ».
Voltaire emploie l’argumentation par l’absurde pour dénoncer l’abus de pouvoir du dictateur et son incompétence. Le chef de la communauté est plus à même de juger de la perception des couleurs que les voyants « qui se laissaient séduire par les opinions erronées de ceux qui avaient des yeux et qui osaient douter del’infaillibilité de leur maître. » D’autre part, il utilise l’expression « opinions erronées » en parlant des voyants alors que c’est lui qui induit les autres en erreur en décidant que les habits étaient de la même couleur, blancs dans le second paragraphe, rouge dans le troisième « quoiqu’il n’y en eût pas un seul de cette couleur » ligne 17, « il n’y avait pas un habit rouge aux Quinze-Vingts », ligne24. En utilisant l’ironie, l’auteur crée une complicité entre le narrateur et le lecteur, « on sait qu’ils étaient tous égaux »
La structure de ce texte montre bien que c’est un apologue. L’apologue désigne un récit pédagogique à des fins morales mais parfois aussi politiques ou religieuses comme dans ce texte avec « les aveugles ont eu tort de jugé des couleurs ». Dans cet extrait Voltaire...
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