Voltaire et l'affaire calas

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  • Publié le : 21 mars 2010
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MATHIEU César

LECLERCQ Thibault

Groupe 4

Histoire Moderne

La France des lumières

1715-1786
Exposé
Sujet: Voltaire, défenseur des Calas et des Sirven.

Année universitaire 2007-2008

Ce document est une lettre écrite par Voltaire et datée du 1er mars 1765. Elle est adressée à Etienne-Noël Damilaville. Celui-ci est un peu le bras droit de Voltaire dans ces affaires,il mène des enquêtes et le renseigne sur ce qui se passe en France. Tous deux appartiennent au cercle des philosophes des Lumières ayant participé à l’élaboration de L’Encyclopédie, Damilaville est d’ailleurs l’auteur de l’article intitulé « Paix ». Réfugié à cause de problème avec l’autorité royale à Ferney en Suisse près de la frontière Française, Voltaire met le talent de sa plume et de sonesprit au service de plusieurs causes dont la plus célèbre est l’affaire Calas. Dans cette lettre il renseigne non seulement son ami de cette nouvelle affaire mais aussi la population car cette lettre est publique. En effet, en bon stratège, il a attendu d’en avoir fini avec les Calas pour prendre pleinement la défense des Sirven venus lui demander de l’aide jusque chez lui. On peut se demanderpourquoi Voltaire défend il les Calas et les Sirven.
Nous verrons dans une première partie que les affaires Calas et Sirven sont très similaires et dans une seconde partie que Voltaire agit fidèle aux idées des Lumières.

I) Calas et Sirven : deux affaires similaires.

1) L’affaire Calas
A la ligne 4, Voltaire écrit « la religion accusât d’un parricide ». En effet on reproche à la familleCalas protestante, et notamment au père Jean Calas, le meurtre de son fils Marc-Antoine voulant se convertir au catholicisme. Pour cela, la justice a condamné à mort Jean Calas comme il l’est précisé aux lignes 26-27 « les Calas étaient aux fers », « dressait leur échafaud » et le reste de sa famille à la torture. Jean Calas subit alors le supplice de la « question ».Le but de celle-ci est d’obtenirdes aveux. Mais Jean Calas clamera son innocence jusqu’à sa mort sur la roue. La condamnation de la famille Calas par le parlement de Toulouse s’est faite au nom « d’une intolérance religieuse ayant entraîné un assassinat » c’est à dire qu’un huguenot ou un réformé, ces deux termes sont synonymes de protestant, a assassiné un catholique. Depuis 1685 et la révocation de l’édit de Nantes, le culteprotestant est interdit et la population protestante est surveillée. Les protestants sont très mal vus en France et plus particulièrement à Toulouse. L’opinion publique toulousaine condamne les Calas et cela influence fortement les capitouls c’est à dire les officiers municipaux.
Voltaire prend alors la défense des Calas. Il relève les incohérences de l’enquête et en juin 1764 il obtient laréouverture officielle de celle-ci. A la ligne 8, l’auteur cite trois noms « des Mariette, des Beaumont et des Loyseau » ces trois personnes ont écrit 3 mémoires défendant les Calas et le philosophe ne tarit pas d’éloges à leur égard.
Voltaire a vent de l’histoire des Sirven pendant la sentence de Jean Calas comme il le dit aux lignes 25-26 « c’était précisément au temps » mais il ne s’occupe de cesderniers qu’après sa victoire comme il le dit à la ligne 3  « Calas si bien secourue, si bien vengée ». Celle-ci, c’est à dire la réhabilitation des Calas, aura lieu quelques jours après la lettre le 9 mars 1765 après 3 ans de batailles.

2) L’affaire Sirven
Aux lignes 39-40 l’auteur écrit « le même hasard…s’adressent à moi », en effet Voltaire avait été informé de l’histoire de Jean Calas par unmarchand marseillais avant d’en être mieux informé par Donat Calas le fils de Jean cette fois-ci c’est un pasteur de Genève nommé Moultou qui présente Sirven à Voltaire. Les Sirven sont en Suisse car ils ont fuit les troubles de leur région comme il est écrit à la ligne 32 « n’a que le temps de fuir ». Cette lettre est publique, Voltaire dramatise alors la fuite des Sirven pour « prendre par...
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