Voltaire " le but de la vie humaine c'est l'action "

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  • Publié le : 29 juin 2010
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DISSERTATION -

SUJET : Voltaire écrivait en 1726 : "Le but de la vie humaine, c'est l'action." Autant que vous pouvez connaître sa biographie, son œuvre et son influence sur son siècle, estimez-vous qu'il ait rempli ce programme ?
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On se rappelle volontiers les préceptes de Voltaire, notamment celui-ci : "Le but de la vie humaine, c'est l'action." Sa vie, ses ouvrages, sonascendant sur son siècle justifient-ils cette assertion ?

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L'activité voltairienne se manifeste diversement : action intéressée ou désintéressée, activité de polémiste ou bien simple plaisir d'agir.

Il est certain que Voltaire est égoïste, entreprend souvent pour son propre compte, travaille à sa gloire, renommée et fortune.
Lors de son premier emprisonnement à la Bastille, ilcomprend qu'il doit fonder sa vie et son mérite sur des bases plus solides que des succès de salon, joutes oratoires et brillantes conversations. Raison pour laquelle il lit dans sa cellule Homère et Virgile, s'instruit, termine une tragédie, entreprend une épopée. A sa sortie de prison, son habileté à préparer ses succès futurs, son mérite et son génie le servent, et il est consacré comme le plusgrand poète tragique de son temps. Sa gloire et sa renommée sont donc assurées.
Mais Voltaire veut aussi s'enrichir, en partie par goût du luxe, en partie pour ne dépendre que de lui et pouvoir traiter les grands du royaume d'égal à égal et, parfois, les mépriser. S'entendant bien en affaires - n'oublions pas qu'il est fils de notaire -, il guette les bons placements et les belles occasions, cequi lui vaut une réputation d'avarice, pas toujours fondée d'ailleurs, mais aussi la plus grosse fortune qu'on ait jamais vue aux mains d'un homme de lettres : il possède trois cent cinquante mille livres de rente à sa mort.

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Bientôt, Voltaire se décide à prendre la défense d'autrui, activité désintéressée nullement obligatoire, ceci jusqu'à la fin de sa vie : songeons aux affaires Calasou Sirven.
Il agit d'abord pour une idée utile, celle du bien des hommes : ici apparaît le Voltaire philosophe. C'est en Angleterre qu'il écrit Les Lettres philosophiques. Le jeune exilé y est accueilli chaleureusement, d'autant que tout ce qu'il voit et entend sur la liberté et la monarchie l'enthousiasme. Rentré en France, il veut montrer à ses compatriotes éclairés ce qu'est un régime deliberté et leur rendre odieux le despotisme et e catholicisme. Pour écrire cet ouvrage, Voltaire se donne beaucoup de mal. En effet, de nombreux voyageurs et gazetiers ont déjà donné aux Français des indices sur l'Angleterre ; mais ils sont épars et il faut les rassembler, les systématiser, les présenter sous le jour le plus favorable.
Il rédige Le Traité sur la Tolérance, plaidoyer vibrant etchaleureux en faveur de la liberté de pensée et de conscience ; il y critique notamment le fanatisme religieux. Il pense d'ailleurs que cet ouvrage portera ses fruits : "Je sème un grain qui pourra produire un jour une moisson."
De même, dans Le Dictionnaire philosophique, Voltaire nous ramène à ses thèmes préférés : superstitions, fanatisme, intolérance religieuse, mauvaise organisation de lajustice, torture, inégalité sociale. Rôle positif car montrer les abus c'est déjà vouloir les corriger.
Il désire également défendre ses idées servant à l'instruction des hommes dans trois contes philosophiques : Candide, Zadig et Micromégas.
Candide, le plus célèbre, est dirigé contre l'optimisme de Leibniz qui ne peut qu'induire les hommes en erreur ; le mal n'est pas imaginaire, ilexiste : méchanceté et violence des hommes - guerre, intolérance, esclavage - qui s'ajoutent à leur ruse et à leur fourberie - songeons au passage où Candide est recruté comme soldat du roi de Prusse -. A la fin du conte, Voltaire nous propose une solution qu'il juge bonne et profitable : vivre loin de l'inimitié et travailler "son jardin."
Dans Zadig, Voltaire nous instruit de l'inconstance...
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