Voltaire

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  • Publié le : 23 mars 2011
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1 - Situation de l’œuvre, dans la production et la vie de l’auteur et dans le contexte historique et culturel de l’époque.
François-Marie Arouet est né d’une famille aisée. Très rapidement il adopta la philosophie épicurienne fondée sur l’apologie du plaisir et l’idée que la nature est bonne. Ses écrits critiques lui vaudront vite la censure l’emprisonnement puis l’exil. Des exils d’où ilreviendra enrichi de sa découverte de nouvelles formes de régime politique (anglais, russes). De retour en France il en profitera pour publier sous son nouveau nom - Voltaire - ses Lettres philosophiques ainsi que Micromégas. Ses séjours en France sous protection noble, lui inspireront Zadig où il retranscrit ses mésaventures de courtisan.  Toujours aussi indésirable en France, il s’installe à Genève oùil écrit Candide et correspond avec Diderot, D’Alembert, Frédéric II. Cette France, ingrate envers lui de son vivant, transférera ses cendres au Panthéon pour l’hommage posthume de toute une nation.
2 - Détermination du genre : Conte philosophique, qui emprunte sa forme narrative a celle du conte, tout en illustrant par les peripeties des personnages des theses philosophiques.
3 -Détermination du sujet : ce que raconte l’œuvre, du thème : les problèmes abordés par cette œuvre.
Par définition un conte, de par sa nature, doit plaire. De par la multiplication des aventures et péripéties, le lecteur est dans une constante découverte.  De plus, cette œuvre critique emploie de nombreuses formes comiques telles que le burlesque (le portrait de la « haute noblesse »), la parodie (imitation duregistre épique), ou encore la satire (« Madame la baronne pesait environ trois cent cinquante livres, ce qui lui valait une grande considération »).
Un récit critique de la société : Dans cette période de remise en question des institutions et des mœurs, Voltaire nous fait part de nombreuses critiques.
Satire sociale de la noblesse : L’ouvrage livre une satire de la noblesse notamment dansle premier chapitre.  Un baron habitant le château de Thunder-ten-thronckh, qui est puissant grâce aux portes et aux fenêtres de sa demeure et qui dispose d’un petit bois qu’il nomme parc.  Ce passage, en plus de montrer la ridiculité de la noblesse, nous offre la première approche du thème central du livre : la relation entre la réalité et la perception que l’homme s’en fait (le bois nommé parc).Plus loin dans le roman, on rencontre le « gouverneur Don Fernando d’Ibaara, y Figueora, y Mascarenes, y Lampourdos, y Souza qui avait une fierté convenable à un homme qui portait tant de noms ».
Satire de la pensée de Leibniz : Leibniz, représenté par Pangloss dans le conte excellait dans la métaphysico-théologo-cosmolo-nigologie. Cet homme qui « prouvait admirablement bien qu’il n’y a pasd’effet sans cause » et que « tout allait bien dans le meilleur des mondes » est parodié par Voltaire qui place ses idées au centre de la réflexion de son ouvrage.
Satire de l’armée et de la guerre ainsi que de la tonalité épique : Le passage de Candide dans l’armée le met face à son premier « malheur ». Enrôlé, il va assister à une bataille sanglante.  Voltaire conte avec dérision l’« harmonie duson des armes » ,la « mousqueterie qui ôte du meilleur des mondes la vie de neuf milles coquins », la déshumanisation par des chiffres approximatifs du nombre de morts. Mais le pathétique remplace vite la dérision du registre épique :  transition par l’oxymore « boucherie héroïque » qui confronte à la fois, la vertu d’être un héros et l’abomination de faire la guerre.
Dénonciation culturelle :Suite au tremblement de terre de Lisbonne, le gouvernement décide un auto-da-fé pour officiellement « calmer les dieux ». Mais c’est bel et bien le peuple qui a besoin d’être apaisé après ce sinistre. Par ces crimes c’est bien l’intolérance et les superstitions médiévales que dénonce Voltaire.
De même, c’est le fanatisme islamique qui est dénoncé dans le chapitre douze par la remarque « ils...
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