Voyage au bout de la nuit

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 2 (414 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 19 janvier 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Pour le commentaire...
• Voyage au bout de la nuit est une biographie romancée de Céline. Ferdinand Bardamu, héros du roman et double de l’auteur, raconte sa vie, ses vagabondages : l’engagementdans l’armée en 1914 : « c'est le révélateur de la bêtise humaine ». Ensuite, il découvre l’Afrique coloniale : « révélateur de la veulerie humaine » ; s’ensuit le séjour en Amérique qui deviendra le «révélateur de la misère humaine au milieu de l’abondance
o L’évocation de la peur
 Présence de la nuit, elle est comparée à un monstre : « nuit énorme », « bouffait », « la langue », « ellecontenait des volontés homicides énormes », etc.
 La ponctuation (interrogations et exclamations) signale la peur. Les personnages sont dans le flou ; ce qui reste concret est la nuit. Ils sont troublés :on note la récurrence de la conjonction de subordination que qui permet d'éviter l'inversion du sujet —› phrases très lourdes.
 Les phrases courtes proférées par les protagonistes témoignent ausside la peur ressentie.
 L'impératif de la première phrase de notre extrait, qui est un ordre donné par les officiers, signale la peur et l'agressivité.
 Les nombreuses répétitions lexicales (« nuit», « là », « route », « escadron », etc.) traduisent l’angoisse des soldats et un malaise certain : ils cherchent leurs mots, le dialogue initial semble contaminer la narration.
 Le mélange desniveaux de langue (familier : « bouffer », « pépère » ; grossier : « gueulait », etc. ; soutenu : emploi du subjonctif imparfait (« sacrifiât »), « inertie », « trépas », « homicide ») montre que lessoldats sont affectés et le lecteur est généralement surpris par ce contraste important dans les niveaux de langue. La mort est évoquée au moyen de termes appartenant à la langue soutenue, contrairement àl'évocation de la vie.
o La dénonciation de l’absurdité de la guerre
 L'ignorance des soldats, lâches à cause des officiers et notamment de leur incompétence (« où que c'est Barbagny ? — C'est...
tracking img