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  • Publié le : 8 février 2010
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La société

La société se définit d’abord comme un regroupement d’individus. Elle concerne tous les êtres vivants et en ce sens on parle de société aussi bien pour les hommes que pour certains animaux. On évoquera ainsi la société des abeilles pour signifier qu’elles vivent dans un groupe structuré avec des règles et une certaine forme de hiérarchie. Toutefois, il semble bien que la comparaisonentre les « sociétés animales » et les sociétés humaines s’arrête là . En effet, si les abeilles ou les fourmis vivent en groupe, la structure de ces groupes et leur organisation restent stables, alors que les hommes échangent, évoluent. Le groupe animal est statique alors que la société humaine est dynamique. Quelles sont donc les conséquences de cette vie sociale chez l’homme ?
Sommaire← Aristote: « L’homme est par nature un animal politique »
← Kant: « L’insociable sociabilité humaine »
← Rousseau: « Le premier qui, ayant enclos un terrain, s’avisa de dire : « Ceci est à moi », et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile.
← Rousseau: « Les bonnes institutions sociales sont celles qui savent le mieux dénaturerl’homme […] transporter le moi dans l’unité commune »
Aristote,

« L’homme est par nature un animal politique »
Cette formule d’Aristote dans La Politique constitue une définition communément utilisée pour désigner les êtres humains. D’emblée, cette qualification de l’homme comme « animal politique » tend à le distinguer des autres animaux. Pourtant, il semble que l’on puisse, dans la nature,rencontrer des espèces animales qui vivent en groupe, et c’est d’ailleurs en ce sens que l’on parle de « société animale ». Néanmoins, lorsque Aristote définit l’homme comme animal politique, il entend un sens particulier ici. Le terme de politique vient du grec polis qui signifie cité. Or, l’homme n’est pas simplement un individu qui vit avec les autres, il est celui qui ne se développe qu’en communavec les autres. Pour montrer ceci, Aristote part de la question du langage : l’homme est le seul être qui parle, c’est-à-dire qui signifie. Il est le seul homme doté de langage, plus exactement de parole. Certains animaux peuvent exprimer des sentiments de peine, de joie ou de douleur. Or, l’homme ne se contente pas d’exprimer, il est celui qui par le logos, c'est-à-dire par la parole et la raison,peut signifier des valeurs telles que le juste et l’injuste, le bien et le mal, l’utile et l’inutile. Dès lors, il va pouvoir échanger et réfléchir avec les autres sur ces valeurs. C’est en ce sens qu’il se développe en commun avec les autres au sein de la cité (polis). Celui qui est hors de la cité est soit un être dégradé, une brute sans foi ni loi, soit un être surhumain, un dieu n’ayant besoind’aucune loi et n’ayant besoin que de lui-même pour vivre. Dire que l’homme est un animal politique, c’est noter la nécessaire présence des autres pour ne pas être une brute. C’est pourquoi Aristote précise que si l’homme est un animal politique, il l’est par nature : naturellement, pour se développer en tant qu’homme, il doit vivre en commun avec les autres. Tout d’abord si l’homme a besoin desautres pour vivre, c’est parce qu’il a besoin, au moins d’un autre pour se reproduire. C’est en ce sens qu’Aristote fait de l’union de l’homme et de la femme la première association humaine. La première forme sociale issue de la nature sera donc la famille. C’est alors à partir des familles que vont se constituer des groupes plus larges, permettant par exemple de se défendre. Ce seront lesvillages, extension de la famille qui ne seront plus sous l’autorité du père mais d’un ancêtre. Qu’est-ce alors que la cité ? Elle est ce moment où les hommes peuvent parvenir de nouveau à se suffire à eux-mêmes, à trouver cette autarcie dont la nature les avait privés. La cité est donc avant tout une communauté autarcique formée à l'origine de villages. Ainsi, si l’homme contrairement aux dieux, ne...
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