Xiiième siècle

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Le XVIIIème siècle.

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Cadre historique

Littérature et société

1 L'Europe et le monde

Le XVIII e s. confirmeet accélère le décollage récent de l'Europe par rapport au reste du monde. Supériorité technique, scientifique, économique et militaire, qui se traduit par des voyages, des échanges commerciaux, des conquêtes coloniales, la traite des Noirs et l'essai d'évangélisation des peuples. Cette expansion domine la pensée des Lumières.
Mais la découverte du monde oblige aussi à penser lesdifférences. La philosophie va vouloir penser désormais à l'échelle de l'humanité, par-dessus les clivages religieux, renvoyés au statut des m' urs et des particularismes.

2 Mieux vivre

Au moins jusque dans les années 1770, le XVIII e s. semble bénéficier d'une conjoncture économique globalement favorable. On constate une sorte d'euphorie intellectuelle, le sentiment que l'homme peut etdoit maîtriser davantage son destin, chercher le bonheur, réformer les "abus", dissiper les "préjugés", favoriser le progrès.

3 France, Angleterre, Allemagne

L'Angleterre a précédé la France sur le chemin des Lumières et constitue la grande puissance rivale. Mais la prépondérance culturelle française s'impose à l'Europe, le français devient la langue des élites aristocratiques. A.p.des années 1780, sans que les Français s'en aperçoivent, l'Allemagne capitalise le remarquable essor de ses universités et va prendre la tête de la culture européenne.

4 L'absolutisme français

La monarchie française est à la fois absolue et largement muselée par les traditions, les privilèges, innombrables et âprement défendus. Largement bridée aussi par la puissance énorme(financière et morale) du clergé, par l'aristocratie (qui détient les plus hauts postes de l'Etat et l'essentiel des ressources monétaires, issues de la possession des terres), et également par la banque. La monarchie française est tributaire, financièrement, des fermiers généraux, qui lui avancent l'argent des impôts, et de la banque (internationale) qui lui en prête.

5 L'Ancien RégimeIl repose d'abord sur l'énorme prépondérance du secteur agricole, qui subsiste pour l'essentiel en autoconsommation, fragilisée par une faible productivité. D'où la réticence du pouvoir à autoriser la libre circulation des grains, par crainte des hausses de prix spéculatives et des émeutes alimentaires. Les masses paysannes vivent largement immergées dans leur civilisation traditionnelle,beaucoup plus étroitement encadrées que dans le passé par un clergé infiniment mieux instruit et formé.
Il faut insister sur l'importance numérique des gens de service (valets, servantes, cuisiniers, etc.) dans les châteaux et les villes. Diderot veut les exclure ou presque du drame bourgeois, mais ils peuplent comédies et romans.
Paysans, valets, artisans et commerçants, hommes de loiet médecins, banquiers et gros négociants, etc., sont censés appartenir à un même ordre : le tiers état, à côté de la noblesse et du clergé. La distance est infinie entre la masse paysanne et l'élite roturière, instruite dans les mêmes collèges que l'aristocratie et côtoyant la noblesse dans les salons, les académies ou les loges maçonniques.
Le problème des rapports du mérite (personnel) etde la naissance travaille la littérature du XVIII e s. (Rousseau, Julie ou la nouvelle Héloïse ; Marivaux, La vie de Marianne, le Jeu de l'Amour et du Hasard, le Prince travesti ; Voltaire, Candide ; Diderot, Jacques le Fataliste ; Beaumarchais, le Mariage de Figaro).
La Révolution va priver la noblesse de ses privilèges et de qqs têtes, mais n'entaille pas vraiment sa puissance...