Zadig - chapitre 3 de voltaire

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  • Publié le : 15 juin 2010
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VOLTAIRE : ZADIG : CHAPITRE 3 : LE CHIEN ET LE CHEVAL
François Marie Arouet, dit Voltaire écrivain et philosophe du 18e siècle. Symbole des Lumières, chef de file du parti philosophique. Il occupe une place particulière dans la mémoire collective des Français. Il inaugure la figure de l’intellectuel engagé au service de la vérité, de la justice et de la liberté de penser. La réputation deVoltaire tient à son style, marqué par l'élégance et la précision, et souvent au service d'une ironie mordante. Zadig ou la Destinée = roman + conte philosophique, publié pour la première fois en 1747, sous le titre Memnon, histoire orientale, puis, en 1748, sous son titre actuel. Zadig est aujourd’hui l’un des contes les plus appréciés de Voltaire. Ici, il y apparaît tout entier : le style vif etbrillant, plein d’ironie vis-à-vis des préjugés de son temps. La vivacité de la narration, remplie de péripéties, traduit l’idée que l’existence est parsemée de changements, mais qu’elle est liée à son destin.

La chienne de la reine de Babylone et le cheval du roi ont disparu. Zadig se trouve victime d’un malentendu. Il n’a pas vu directement les deux animaux, mais il est capable par déduction, enobservant les traces laissées par les animaux, de les décrire à l’ »eunuque » et au « grand-veneur » partis à leur recherche. Zadig est alors accusé de vol et envoyé dent le tribunal. Derrière la fantaisie qui entraîne le récit et qui anime les péripéties,Voltaire fait une satire féroce de la justice. Mais avant d’examiner cette satire, arrêtons- nous sur l'esprit critique dont fait part Zadig dans un premier temps
I - L'esprit critique
A. Esprit critique, raisonnement personnel de l'individu
• Fréquence du pronom personnel "je". Le narrateur insiste sur le fait que c'est bien lui Zadig, le sujet qui a observé.
B. Esprit critique, fondé sur uneobservation personnelle des faits de la nature, sur une expérience réelle
• Présence de verbes de perception : "vu", "aperçu", "remarqué".
• Les repères spatiaux prouvent que l'observation est minutieuse, rigoureuse : "sur le sable", "sur de petites éminences", "entre les traces", "en un sens différent", "à côté des pattes de devant". Sur un passage assez court, on voit le soucis deprécision de Zadig qui montre que son observation a été rigoureuse.
• Une autre preuve qui montre la rigueur de son observation est la précision du vocabulaire employé :
o Emprunt d'un terme du vocabulaire de l'imprimerie : "imprimé" qui connote la précision du caractère, la finesse et la netteté.
o Champ lexical de la nuance : "petit chien", "sillon léger et long", "petiteséminences", "des petits", "il y a peu de jours", "autres traces", "rase la surface", "très longues", "moins creuses", "un peu boiteuse".
A partir de détails présents dans la nature et grâce à sa perspicacité, Zadig a des conclusion pertinentes. La manière dont il raconte son expérience prouve que son observation a été précise et minutieuse.
C. Après l'observation des faits réels, le sujet comprendet conclut : déduction par le raisonnement
• Verbes du jugement et du raisonnement : "j'ai jugé" qui est renforcé par "aisément", "m'ont fait connaître", "m'ont appris", "j'ai compris".
• Connecteurs marquants les articulations du raisonnement : "et", "et ainsi", "comme". Cependant, utilisation d'un petit nombre seulement de connecteurs pour permettre la clarté de l'explication.
D.Conclusion
• Esprit critique dont Zadig fait preuve : l'esprit critique existe à partir du moment où :
o L'individu pense de manière personnelle et autonome ;
o Il observe les faits et est fondé sur l'expérience de la nature.
L'individu va conclure à partir des faits observés : c'est l'esprit de déduction.
• Démarche intellectuelle chère aux philosophes :...
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