Zeus robot chirurgien

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  • Publié le : 14 mai 2011
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Zeus, robot chirurgien

Sommaire

I. Introduction

II. Avantages et inconvénients

1. Pour l'utilisateur

1.2 Avantages en chirurgie mini-invasive
1.3 Inconvénients (pour le moment)

2. Pour le patient

2.1 Avantages en chirurgie mini-invasive

3. Le robot dans le contexte hospitalier

3.1 Normes
3.2 Implication de la direction
3.3 Limites de la robotisation4. Implication du service biomédical

4.1 Acquisition d'un robot
4.2 Maintenance
4.3 Hygiène et stérilisation

III. L'histoire de Zeus

1. Vue d'ensemble

2. Opération Lindbergh

2.1 Histoire de Lindbergh
2.2 L’intervention chirurgicale
2.3 La patiente
2.4 Expérimentations

3. Compétences primordiales pour la réussite de l'opération

3.1 Une expertise entélé-chirurgie : l’IRCAD et l’EITS
3.2 transmissions à haut débit : France Télécom
3.3 La téléchirurgie et la robotique

IV. Conclusion

Zeus, robot chirurgien

I. Introduction

Les robots sont apparus dans le milieu industriel d’après guerre, le plus souvent sous forme de bras articulés. Ces systèmes apportaient alors une rapidité et une fiabilité inégalées dans l’accomplissement de tâchesrépétitives et contraignantes, mais semblaient dépourvus de capacité d’intégration et restaient bien loin du monde médical.

C’est avec l’explosion de l’informatique que la robotique a commencé à intéresser le domaine de la santé. Les progrès concomitants de l’imagerie médicale ont permis d’envisager des systèmes intégrants les données d’imagerie, en relation avec leur environnement et capablesd’apporter aux médecins une précision et une fiabilité accrue dans des situations complexes et délicates.

La robotique médicale vise à améliorer la précision et la reproductibilité du geste médical tout en conservant au chirurgien ses prérogatives en matière de décision et de contrôle de l’action. Elle s’appuie sur une coopération étroite entre le chirurgien et le robot.

Depuis maintenant une dizained’années, un certain nombre de robots médicaux sont apparus sur le marché : les spécialités concernées ont tout d’abord été la neurochirurgie (Neuromate, PathFinder) et la chirurgie orthopédique (Robodoc ). Plus récemment, il est apparu que la robotique pouvait jouer un rôle important dans le développement d’une chirurgie moins invasive utilisant des techniques endoscopiques, notamment enchirurgie abdominale et en chirurgie cardiaque. La robotique médicale se distingue de la robotique industrielle pour plusieurs raisons :

• les interactions incontournables robot/patient et robot/ médecin imposent
des contraintes très fortes en matière de sécurité,

• les interfaces homme/machine doivent être tout particulièrement ergonomiques pour rendre transparente au médecin l’utilisation durobot,

• la spécificité de chaque patient et de chaque pathologie ait qu’aucune tâche n’est répétitive. La boucle « perception–décision–action » chère auxroboticiens prend ici tout son sens. L’action est réalisée par un robot qui exécute une stratégie opératoire planifiée. La planification/ décision pré-opératoire,voireper-opératoire, s’appuie sur des modèles de la zone d’intérêt. Ces modèles sontélaborés à partir d’informations pouvant provenir de plusieurs modalités (IRM, scanner, radiologie, échographie, imagerie nucléaire, . . . ),

• le robot, appelé aussi système de guidage (du geste du chirurgien), doit offrir des fonctionnalités spécifiques, et notamment réaliser des mouvements référencés à des informations capteurs (positions, force, vision). Il doit être transportableaisément, de dimensions réduites, facilement manipulable manuellement pour répondre aux exigences d’une salle d’opération : encombrement minimum, facilité de mise en œuvre.

Les spécialités chirurgicales sont naturellement les premières à bénéficier de ces progrès technologiques, et parmi elles, la neurochirurgie fait office de candidate favorite.

Déjà très engagée dans le développement de...
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