Zola et l'engagement

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  • Publié le : 28 novembre 2010
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La Guerre
Importance de la place de "crachat". Un mot aux sonorités dures, terme très vulgaire et trivial, qui évoque le désagréable, le dérangement et le réalisme.
"Crachat rouge" évoque le sang, opposition entre le ciel bleu…, l'or, le vert.
Nous avons un enjambement entre le vers 1 et 2 qui met en valeur le sifflement. Pour évoquer la vision et l'ouïe avec des sensations visuelles etauditives. Trajectoire du crachat du canon.
Le rouge du vers 1 est repris par écarlate v.3, c'est plus pathétique : gradation
Sonorités dures :
Allitération en - "r", "crachat, raille, croulent"
- "f", "infinie, fumant"
Sensation visuelle "rouge" et auditive agressive.
Déshumanisation des hommes
Vue du ciel proposé par Rimbaud dans les 6 premiers vers est un champ de bataille.
Lescouleurs → en écarlate les troupes françaises et en vert les troupes prussiennes. Une fois recouverts d'un uniforme, ils deviennent des pions et perdent toute individualité car c'est une masse. V.6 "fait des hommes un tas fumant
La souffrance des mères
Le rejet qui met en valeur cette expression "ramassées"
Elles sont pauvres et en deuil car elles portent du noir : "…vieux bonnet noir…". Ellesdemandent la protection de Dieu en leur donnant un sous l.14 "…un gros sou…".
 
II) La satire de Dieu et de la religion
Le verbe "rire" de Dieu se rapproche du verbe "railler" du Roi.
Dans ce poème, il ne site qu'une seule phrase qui montre bien la simultanéité du carnage et Dieu qui rit.
Dans ce texte, il y a une forte antithèse :
Au rouge du sang, Rimbaud oppose l'or des églises v.10 : luxede l'église : "Nappe canassée", "grande", "calice d'or" qui s'oppose à la pauvreté du peuple "vieux bonnets…".
Intonation de la guerre → son meurtrier, dur antithèse avec "siffle, écarlate…".
L'intonation de l'église → son doux, agréable et mélodieux. « s »
Niveau olfactif : opposition entre l'odeur :
de l'église → "encens"
dela guerre → "un tas fumant"
L'église catholique est un lieu luxueux enrichi par la pauvreté du peuple, fermé à l'espoir.
"Un gros sous dans un mouchoir" tout au singulier ce qui met en valeur la pauvreté de ces mères. 
III) La sérénité de la nature face au carnage
La nature est évoquée au vers 7 et 8 : le 2ème quatrain.
Rimbaud rend hommage à la nature. Nous sommes en été (belle saison)couleur verte, bleue (ciel). C'est une nature belle et généreuse.
Pour lui la nature mérite dévotion et c’est en elle et elle seule en qui le poète croit. (Cf : Le dormeur du Val)
Cette évocation de la nature est placée au milieu du sonnet, entre 2 aberrations humaines :
o aberration de la guerre, culte de la force
o aberration de l'église,.
Le havre de paix, la seule chosepure par le ton de la prière "Ô toi qui…" est la Nature. Position centrale.
 
Conclusion : Une tuerie qui dure (anaphore tandis que suivit du présent, l’action dure) (tout le jour)
  * L’accusation du roi (Bonaparte qui lança la guerre contre la Prusse, bataillons)

Le Mal, A. Rimbaud

En quoi l’organisation interne de ce poème participe t’elle à donner unvisage au Mal que Rimbaud cherche à dénoncer ?

INTRODUCTION

La guerre franco prussienne de 1870 laisse des milliers de mort et de l’amertume dans l’esprit des français.
C’est lors de ses fugues que Rimbaud traverse les campagnes dévastées par la guerre, qu'il écrit le Dormeur du Val, Le mal. Il écrit en plein contexte. La précocité poétique d'Arthur Rimbaud s'incarne dansl'étonnante modernité de ses textes mais aussi dans l'engagement qu'il a souvent manifesté, notamment dans sa révolte contre les conventions sociales. Il a reçu une éducation guidée par les préceptes stricts de la religion catholique. Pourtant, à la manière de Voltaire dans le chapitre III de Candide, le jeune auteur, qui n’a alors que 16 ans, s'indigne des horreurs de la guerre, perpétrées au...
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