Zones urbaines sensibles

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  • Publié le : 4 avril 2011
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LES ZONES SENSIBLES

Sommaire :

I - Les zones sensibles : l’urbanisation

A) Quand le phénomène apparait-il ? Pourquoi ?
B) Quelles sont les personnes concernées ?

II - Les zones sensibles : éducation et emploi

A) L’éducation : « un point primordial à l’insertion sociale »
B) Aides à l’emploi
C) La discrimination à l’emploi

III - Les zones sensibles : citoyenneté
A)Qu’est-ce que la citoyenneté ? B) Qu’en est-il dans les Zones Urbaines Sensibles ?

Une zone sensible est un territoire infra-urbain, défini par les pouvoirs publics, dans lequel se concentrent immigrés et familles à bas revenus, où l’intégration est source de problèmes et l’éducationdifficile. Ci-dessous, cette carte illustre le nombre de ZUS (Zones Urbaines Sensibles) en France (métropolitaine).

I - Les zones sensibles : l’urbanisation
A) Quand le phénomène apparait-il ? Pourquoi ?

En Seine Saint-Denis, on estime l’apparition des premières zones sensibles en 1948. A l’époque elles ne sont pas répertoriées comme telles mais simplement comme « cité HLM » (HLM :habitation à loyer modéré). C’est dans les années 1970, 1980 que Saint-Denis est frappée par la crise économique : entre 1948 et 1973, on y construit ainsi plus de 10 000 logements HLM.

B) Quelles sont les personnes concernées ?

Dans ces cités s’accumulent des familles, françaises ou immigrées, qui, ne bénéficiant que de bas revenus (SMIC [Salaire minimum interprofessionnel de croissance] pourbeaucoup), sont attirées par le faible coût de ces logements.

II - Les zones sensibles : éducation et emploi A) L’éducation : « un point primordial à l’insertion sociale »

La politique concernant l’éducation dans les ZUS a pour but de renforcer l’enseignement et les autres actions éducatives dans des zones où les conditions socialesreprésentent un risque voire un obstacle pour la réussite scolaire des enfants et adolescents qui y vivent. Il s’agit d’un point primordial pour leur insertion sociale.

« La population jeune des zones urbaines sensibles poursuit moins souvent des études. Un quart des jeunes y sont en chômage ou en inactivité, soit une proportion deux fois plus élevée que dans le reste des agglomérations comportant uneZUS » (Rapport Onzus 2009).

Une partie de l’explication réside dans le fait que les familles des élèves elles-mêmes, accaparées par des problèmes de chômage, financiers ou sociaux, souvent analphabètes, ne peuvent pas s’occuper de la scolarité de leur(s) enfant(s). Ces derniers se voient livrés à eux-mêmes, sans qualification ni bagage scolaire.

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**Les 3 graphiques (pageprécédente) comparent les ZUS et les quartiers hors ZUS des agglomérations comportant des ZUS dans 3 domaines :

- Le taux de chômage
- Le niveau d’éducation
- Le taux de pauvreté

Ne trouvant pas d’emploi, beaucoup de jeunes issus de quartiers sensibles se tournent vers d’autres sources de revenus, souvent illégales : trafics de drogue, blanchiment d’argent. 1er février 2010, 7 tonnes decannabis sont découvertes à Gonesse (Val-de-Marne, 94). Il s’agit de la plus grande quantité de drogue saisie en France depuis 2008.

B) Aides à l’emploi :

Au cours du mois de juin 2009, 10 millions d’euros ont été débloqués par l’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances (Acsé) pour renforcer les actions gouvernementales en faveur de l’emploi des jeunes dans lesquartiers sensibles. Ces fonds ont eu plusieurs buts tels que :

• L’insertion par l’activité économique : création d’une centaine d’ateliers et chantiers dans les territoires de rénovation urbaine.

• L’accompagnement vers l’emploi : développement des actions améliorant le taux d’insertion professionnel des jeunes de ZUS et particulièrement des jeunes diplômés (parrainage, actions...
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