Zouzou

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  • Publié le : 1 mai 2011
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UN OU DEUX verres ça va. Dix ou quinze verres, bonjour les dégâts… « Inventé » par les Britanniques, le binge drinking , qui consiste à absorber très rapidement le maximum d'alcool, est en train dedevenir tendance de ce côté de la Manche. Selon une étude diligentée par le ministère de la Santé, le nombre d'hospitalisations de moins de 15 ans pour ivresse massive a augmenté de 50 % entre 2002 et2007. Et la capitale n'est pas épargnée. Sur le quai Saint-Michel (V e ), dans le parc de la Villette (XIX e ) ou le parc Monceau (VIII e ), lycéens et collégiens, à partir de 13 ans, prennentl'habitude de se retrouver pour… boire. « Certains se filment et diffusent leurs exploits » « Au cours des soirées bourrage de gueule, les mecs se vantent de boire une bouteille de vodka en restant lucides.Mais au bout d'une heure ils tombent par terre », témoigne Julie, 18 ans, élève au lycée Jacques-Decour (IX e ). «Toutes les observations sur le terrain montrent la progression du binge drinking,confirme Marguerite Arène, chef de la mission prévention des toxicomanies, à la mairie de Paris. A tel point que les urgences de l'Hôtel-Dieu (IV e ) prévoient désormais un dispositif particulier pour lesgrands rassemblements, type Nuit blanche ou Fête de la musique. Certes l'adolescence a toujours été une période où l'on tente des expériences. « La nouveauté, c'est la recherche de la défonce rapide,s'inquiète Marguerite Arène. Ces jeunes, en majorité des garçons, recherchent le sensationnel. Certains se filment et diffusent même leurs exploits sur Dailymotion ou YouTube. » Cette quête dessensations extrêmes n'est pas sans danger. Comas éthyliques, accidents de la route, bagarres, rapports sexuels non protégés… Pour Michel Reynaud, addictologue à l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, « lebinge drinking facilite l'installation de la dépendance. Aujourd'hui, je vois des patients alcooliques à 20 ans, alors que mes plus jeunes patients avaient 40 ans il y a dix ans. » La mission...
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