"C'est plus fort que moi", que signifie cette formule ?

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  • Publié le : 4 octobre 2009
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Dissertation de philosophie

Sujet : « C’est plus fort que moi… » Que signifie cette formule ?

Qui n’a jamais dit « je n’ai pas fait exprès, c’était plus fort que moi ! » ? L’expression retentit comme une formule récurrente, une excuse. Peut-être voulons nous nous cacher derrière une sorte de d’excuse pour braver la honte du geste. Mais peut-être est-ce seulement « plus fort que moi ».
Eneffet, « plus fort » signifie déjà une sorte de limite indépassable, une puissance trop immense pour être surpassée et contrôlée. Notre désirs prennent-ils le dessus ? Et notre « moi », notre âme, l’ensemble de notre être intérieur semble inactif devant cette décision prise par notre inconscient, notre corps, ou tout autre instance indépendante de notre volonté.
Ainsi, comment pouvons nousexpliquer cette expression, « c’est plus fort que moi » ?
Pour tenter de définir cette subtile excuse, nous pouvons d’abord nous intéresser à ce que nous appelons couramment l’inconscient. Est-ce lui qui nous domine alors ? Puis vient notre corps, existe-t-il finalement une puissance physique incontrôlable et indépendante du déterminisme psychique ? Enfin, nous pourrions dire que cette expressionn’est qu’une excuse, prête à éclater lorsque notre conscience refuse nos désirs.

Toute conduite est motivée par un élément. Qu’il s’agisse de combler un manque ou répondre à un besoin, nos actes sont motivés par une raison.
Cependant, lorsque l’on dit « c’est plus fort que moi », l’acte semble engagé par une raison plus forte qui ne semble pas toujours dictée par notre volonté apparente. D’ores etdéjà, par cette expression, nous voyons apparaître une motivation indépendante.
En effet, notre conduite peut être motivée par des pulsions, des désirs que nous aurions voulu refouler. Ces désirs se rattachent évidemment à notre inconscient. Lorsque je dis « je n’ai pas pu m’empêcher de lire sa lettre, c’était plus fort que moi », je rend compte à mon récepteur que la lecture de cette lettreétait motivée par un réel désir de curiosité. Bien que l’on sache pertinemment que l’objet de l’acte est intime, les pulsions enfouies nous poussent à effectuer ce geste. Ce qu nous force à dire, à agir est donc refoulé par notre conscience. Bien sûr que je sais que fouiller dans l’intimité de quelqu’un est mal, cependant mon inconscient me souffle que je désire quand même connaître le contenu decette lettre. Nos motivations ne sont pas alors reconnues par notre conscience même mais ressurgissent avec étonnement pour finir par nous contrôler et masquer notre vraie volonté. Les désirs non avouables que contient notre inconscient sont alors les moteurs de ces actes défendus.
Ainsi nous pouvons rapprocher la théorie sur l’inconscient de Freud et ses trois grandes instances : le moi, le ça et lesurmoi. Le moi est l’être lui-même, essayant d’équilibrer le surmoi – la conscience réfléchie – et le ça – les pulsions, le réservoir de la libido. L’équilibre plus ou moins établi à des conséquences sur ce que nous pourrons appeler « le monde extérieur ». Si l’on met en lien l’expression « c’est plus fort que moi » avec l’analyse freudienne, il en ressort un déséquilibre entre le surmoi et le çalorsque l’acte est incontrôlable. Le ça surpasse le surmoi, et notre moi se voit influencé et guidé par la force des pulsions. Les actes que nous effectuons alors, comme dans un état second provoqué par l’inhibition du surmoi par le ça, sont gouvernés par ces pulsions et ses désirs que l’inconscient gardait enfouis. Les lapsus sont des exemples frappants de ces actions « plus fortes que moi ». Eneffet, comment contrôler ce que l’on dit lorsque nous n’avons pas conscience de ce que nous disons ? Sans nous en rendre compte vraiment, nous répondons à nos désirs. Si l’on rêve d’événements dérangeants, le psychanalyste Freud dirait que ce sont des messages de l’inconscient. Il n’y a pas de meilleur exemple que les rêves pour définir une pensée à laquelle je suis soumise « plus fort que...
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