J'aime les poivrons

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1558 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 6 décembre 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Pierre Carlet de Chamblain de MarivauxMARIVEAU
«Mon Dieu que les homme ont le talent de ne rien valoir »

EVENEMENTS BIOGRAPHIQUES | OEUVRE |
1688 : Naissance le 4 février à Paris 1710 : Études de droit à Paris 1717 : Il se marie avec Colombe Boulogne 1719 : Il perd son père à la naissance de sa fille 1721 : Il obtient sa licence en droit, mais il n'exercera jamais 1723 : Ilperd sa femme, et doit alors écrire pour vivre et élever sa fille. 1742 : Il est élu contre Voltaire à l'académie française 1763 : Malade depuis 1758, il succombe à une pleurésie le 12 février 1763, laissant un testament de dix lignes et un bien maigre héritage à sa fille bien-aimée Colombe, qui était entrée au couvent en 1745, parce que son père n'était pas assez riche pour la doter convenablement.| 1706 : Le Père prudent et équitable 1730 : L'amour et la Vérité 1720 : Arlequin poli par l'amour 1720 : Annibal 1722 : La Surprise de l'amour 1723 : La Double Inconstance 1724 : Le Prince travesti 1724 : La Fausse Suivante ou Le Fourbe puni 1724 : Le Dénouement imprévu 1725 : L'Île des esclaves 1725 : L'Héritier de village 1727 : L'Île de la raison ou les Petits hommes 1727 : LaSeconde Surprise de l'amour 1728 : Le Triomphe de Plutus 1729 : La Nouvelle Colonie ou La Ligue des femmes 1730 : Le jeu de l'amour et du hasard 1732 : Le Triomphe de l'amour 1732 : L'École des mères 1733 : L'Heureux stratagème 1734 : La Méprise 1734 : Le Petit-Maître corrigé 1735 : La Mère confidente 1736 : Le Legs Les Fausses Confidences 1738 : Le Joie imprévue 1739 :Les Sincères 1740 : L'Épreuve 1741 : La Commère 1744 : La Dispute 1747 : Le Préjugé vaincu 1750 : La Colonie 1755 : La Femme fidèle 1757 : Félicie 1757 : Les Acteurs de bonne foi 1761 : La Provinciale Mahomet second (inachevée) La Vie de Marianne Le Paysan parvenu (inachevé) |

Il s'essaie au roman burlesque et débute au Théâtre Italien et auThéâtre Français. Ses pièces empruntent leurs conventions à 'la commedia dell' Arte'. Ses oeuvres multiples révèlent un certain utopisme et traitent souvent de la 'métaphysique du coeur' plus connue sous l'appellation 'marivaudage'. Et c'est le thème de l'amour que Marivaux décline dans ses pièces tragicomiques. L'auteur se sert du travestissement et du grotesque des situations pour détourner lesrègles morales de l'époque. Il lance, comme unique rédacteur, le Spectateur français, un hebdomadaire aux accents moralistes qui comprendra 25 numéros. Il se veut aussi philosophe dans 'L' Indigent Philosophe', une autre de ses parutions. Très attaché à la vie mondaine, Marivaux fréquente de nombreux salons littéraires, notamment celui de Mme de Lambert et de Mme de Tencin.

LE MARIVAUDAGE
Le nomde Marivaux a donné naissance au verbe « marivauder » qui signifie échanger des propos galants et d’une grande finesse, afin de séduire un homme ou une femme. Par extension a été créé le mot « marivaudage », et ce du vivant même de Marivaux, et probablement dans un de ces cafés littéraires si prisés à l'époque[19]. Ces deux mots se trouvent dès 1760 dans la correspondance entre Denis Diderot etSophie Volland. Marivauder y a le sens de « disserter sans fin sur de menus problèmes » et marivaudage désigne une forme trop raffinée d'analyse morale[20]. Mais le mot désigne aussi un style, que Jean-François de La Harpe définit, à la fin du siècle, dans son Lycée ou cours de littérature ancienne et moderne, en insistant sur le mélange des registres opposés :
«  Marivaux se fit un style siparticulier qu’il a eu l’honneur de lui donner son nom ; on l’appela « marivaudage ». c’est le mélange le plus bizarre de métaphysique subtile et de locutions triviales, de sentiments alambiqués et de dictions populaires[20] »
Il le rapproche également d’autres termes tels que le libertinage et le badinage.
Marivaux, à la fin du XVIIIe siècle, était accusé de ne pas parler le français ordinaire...
tracking img