L’existence du désespoir

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  • Publié le : 12 avril 2011
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Au vingtième siècle, la valorisation des terres, l'importance de la religion ainsi que le dur travail de l'agriculture sont des attributs dominants pour les Canadiens français. Le peuple valorise beaucoup la vie à la campagne, car cette voix préconise la flore et la faune, contrairement à la vie urbaine ou les membres de la famille sont plus distants les uns des autres. Par contre, dans le romanMaria Chapdeleine, la crise existentielle qui bouleverse l’auteur Louis Hémon met en évidence une facette négative de la vision du monde. C’est pourquoi je démontrerai à partir d’arguments et d’exemples pertinents que la saison de l’hiver éveil des sentiments de désespoir dans ce roman, ainsi que le choix amoureux que Maria doit faire entre ses trois prétendants qui n’est pas évident pour elle etpour terminer je parlerai de la mort des deux personnages du roman et l’effet négatif que cela peut apporter envers la famille Chapdeleine.

Tout d’abord, la période hivernale est un temps de désespoir au sein de la famille Chapdeleine. Cette ère joue beaucoup sur le moral des personnages en particulier sur la mère de Maria. La mère Chapdeleine est attristée, car le froid provoque l’accalmiedes passants. Il est mentionné « Le jour de l’An, n’amena aucun visiteur. Vers le soir, la mère Chapdeleine, un peu déçue, cacha sa mélancolie sous la guise d’une gaieté exagérée » p. 113. Elle éprouve donc un certain désespoir envers la tranquillité que l’hiver peut apporter dans leur maison, il n’y a aucun va et vient de la part des voyageurs qui sont plus fréquents durant les saisons moinssombres de l’hiver. Il y a également l’aspect morbide de l’hiver qui est en cause de la négativité de l’auteur. Comme il est mentionné « […], elle connaît assez bien l’aspect redoutable des grands bois en hiver, […], les bouleaux et les trembles dépouillés comme des squelettes et tremblant sous le vent glacé, le ciel pâle se révélant à travers le fouillis des aiguilles verts sombres » p.122, cecidémontre à quel point il n’est pas évident, donc démoralisant d’avoir à subir l’enfer de l’hiver. Les termes « squelettes » et « aiguilles » sont également une preuve que l’hiver à un côté sombre et macabre. Par conséquent, il est juste d’affirmer que l’auteur transmet sa détresse au travers la saison hivernale dégradante de ce roman.

Deuxièmement, l’auteur amène son personnage principal à tenter defaire un choix plus ou moins évident durant le cours de l’histoire. Maria doit faire un choix entre trois hommes. Un coureur des bois, un homme urbain des États-Unis ou un homme de campagne. Ceci l’amène à se poser de nombreuses questions et cela joue beaucoup sur son moral de contrariété et d’indécision. La mort de François Paradis complique de plus en plus son choix, car « Si François Paradisne s’était pas écarté sans retour dans les bois désolés, tout eût été facile. Elle n’aurait pas eu à se demander ce qu’il lui fallait faire : elle serait allez droit vers lui […] ». p. 154. Lorenzo Surprenant lui offre également une vie un peu plus positive, car il « avait apporté un autre mirage : le mirage des belles cités lointaines et de la vie qu’il offrait, riche de merveilles inconnues »p149. Tandis que Eutrope Gagnon lui offre de « devenir sa femme et continuer la vie d’à présent, dans une maison de bois, […] » p. 151, une vie à laquelle Maria désespère énormément. Toute cette confusion ne lui évoque aucun répit et ne la rend certainement pas heureuse. Mais, son choix s’achève sur Eutrope Gagnon. Il est mentionné « je vous marierai comme vous m’avez demandé » p.197. Elle accepte dele marier, car c’est ce que lui veut, mais ce n’est pas ce qu’elle aurait désirée, elle aurait désiré François donc l’auteur démontre sa tristesse au travers Maria, en démontrant que les choix de vie ne sont pas toujours évident et que parfois nos choix peuvent nous rendre malheureux.

Il y a également la mort qui fait preuve de brisement au travers ce roman. La mort de François Paradis...